‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 36 sur 192 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

DON SANCHO, JACÏNTA, LUCRECiA, Les Mêmes.

LUCREGiA, à Jacinta. Enfin, après tant de traverses, tu vois s'accomplir ton espoir.

JACINTA. Si tu réussis comme moi, je serai tout à fait heureuse.

DON JUAN DE LUNA. Lucrccla s'avauce avec Jacinta ; elle

îgDore son bonhenr auquel elle ne s'attend pas. Laissez-moi lui en donner la nouvelle.

DON BELTRAN, à part, à don Oucia. Voici doU SanchO. Yois

dans quelle situation je me trouve.

Dov GARCIA. Un sage pardonne les erreurs de Tamour.

LUGRECiA, à don Juin de Lima. M'est-il donc pas OMUrié à 6ah laroanque?

DON JUAN DB LUNA. Il inveuta cette histoire pour que son père ne le contraignit pas à ea épouser une autre.

LiCRBciA. S'il en est ainsi, ma volonté est la tienne ; et je suis heureuse.

DON SANCHO. Venez, nobles jeunes gens, présentez lamaii à vos joyeuses flancées qui avouent leur bonheur en vous regardant tendrement.

DON GARGU. Dorénavant mes actions témoigneront de m véracité.

Don Garcia et don Juan s'apnrocbent de Jacinta.

DON JUAN. OÙ allez- vous don Gardai Voyez donc là bas la belle Lucrecia.

DON GAACU. Gomment? Lucrecia?

DON BELTRAN. Qu'CSt^îC qUC CClà?

DON GARCIA, à Jacinta. Vous ètes mou trésor, madame.

DON BELTRAN. Et) voici bien d*une autre.

DON GARCIA. Si jc me suis trompé sur le nom, je ne me suis pas mépris sur la personne. G*est vous que j'ai demandée en mariage, et c'est vous que mon cœur adore.

LUCRECIA. Et cel'e lettre, traître, écrite de votre propre main, ne dément-elle pas vos paroles 7

DON BELTRAN. Me fuirc uo tel affront 1

DON JUAN. Donnez-moi votre oiain^ Jacinta, pour mettre fin à tout ceci.

DON SANCHo, Donne la main h don Juan.

JAGINTA, à don Jaan. Je SUis à VOUS.

DON GARCIA, à part. J'ai perdu mon bonheur.

DON B£LTRAN. Vlve Dieu I Si tu n'épouses pas Lucrecia je t'arrache la vie I

DON JUAN DE LUNA. Je VOUS al accordé Lucrecia et vous l'avez acceptée. Si votre folle inconstance vous a fait changer d'avis en un instant, je laverai mon déshonneur dans le sang de vos veines.

TRISTAN. Vous ètes le seul coupable. Si en commençant vous aviez dit la vérité, Jacinta serait à vous. IMais il n'y a plu» de remède ; pardonndez-moi et donnez la main à Lucrecia qui est aussi une charmante femme.

DON GARCIA. Je la lui donne puisqu'il le faut.

TRISTAN. Vous Comprenez maintenant combien le mensonge est nuisible, et rassemblée comprendra que dans la bouche du menteur la vérité est suspecte.

GOMéDIE

Personnages

DON GARCU.

LE MARQUIS

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