SCÈNE XII
DON GARCIA^ DON FELIX, Les Mêmes.
DON GARCIA, bas à don Félix. La meilleure manière de la tromper c'est de lui faire croire que vous me trompez.
DON FELIX. Vous 1116 doDoez uoe mission difficile.
DON GARCIA. Laquelle ?
DON FELIX. Feindre Tamour. (a part, en Toyant dona Gara à visage découvert.) Mais n'est-ce pas là celle pour qui je meurs? Vive Dieu ! il me fait Tamant supposé de celle que j'aime véritablement.
D05[A CLARA, à part, regardant don Félix. C'est Ce SOt personnage! Quelle contrariété! C'était bien la peine de lui échapper.
DON GARCIA.- Ma chère Clara...
DON FELIX, à part. Il a dit ma chère...
DON GARCIA. Ne VOUS étonuez pas de la présence de cet ami ; le cavalier que vous voyez est la moitié de moi-même ; don Félix, mon très-cher ami (c'est avec raison que je l'appelle ainsi), a été, depuis que je vous aime, le confident de mes secrets. Il a justement à vous parler d'une affaire qu'il vous dira lui-même. Entendez-le et donnez-lui votre confiance; mon amitié est le moindre de ses titres à votre estime. Il suflBt qu'il se nomme pour n'avoii* plus besoin d'autre recommandation.
DON FELIX. Il ne me reste qu'une chose à ajouter, c'est que je suis tout à vous.
Do!ïA CLARA. Je VOUS dois mille grâces, seigneur, pour les nouvelles que vous me donnez. L'amitié d'un si noble cava-
lier est un grand bonheur. (A part.) Je veux ainsi Tobliger à demeurer loyal.
DON GARCIA. Ecoutez-le en secret et pendant ce temps, divine Clara, je demanderai à votre nièce conunent elle se trouve à Madrid.
Do!^A CLARAj bas à don Garcia. Ne me privez pas du plaisir de vous voir.
DON GARCIA. Cc quMl a à vous dire ne veut pas de témoins.
DONA CLARA, à part. Si c'cst Une ruso, il cst discrct (Aux
domestiques.) LaiSSez-nOUS.
REDONDO. Mencia, Redondo le provoque à un tète-à-tète dans le corridor.
MENCIA. J'accepte.
Redondo et Mencia sortent.