‹ Théâtre d'AlarcónChapitre 61 sur 192 · LE MARQUIS, RICARDO · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, RICARDO

RiCAROO. Don Félix Ta quitté à la porte, et comine on espion craintif don Garcia est entré à pas lents, regardant de tous côtés; il était accompagné d*un valet de confiance avec lequel il parlait clairement. Il partit enfin ; mais il échappa lestement à ma vue; il paraissait triste et découragé. Le valet resta dans la maison ; après plus d'une heure et demie il sortit; voilà ce que j'ai vu et ce qui s'est passé pendant que j'épiais ici.

LE MARQUIS. Hicr don Garcia et aujourd'hui don Garcia ! Je deviens fou i chaque jour don Garcia t c'est mal. Entrer à pas lents, sortir aussitôt plein de souci, le valet resté dans la maison... Pensées, vous êtes des pensées de morti

RICARDO. En admettant que don Garcia soit un amant, vous ignorez eucore s'il s'adresse à la tante ou à la nièce. Pourquoi donc vous abandonner à la douleur et désespérer si vite?

LE MARQUIS. Ricardo, dans ce qui m'arrive le pire est toujours certain.

RICARDO. Le sage prévoit toujours le mal, mais pour cela, seigneur, il ne le tient pas pour arrivé. La patience y remédie sans le désespoir ; mourir de crainte est plutôt couardise que prudence. Inrurmez-vous d'abord de la vérité de l'intention et ne perdez pas courage sans connaître le périL

LE MARQUIS. Quo tu dis bien ! En eiïet, Ricardo, le meilleur conseiller pour un maître c'est un serviteur intelligent

RICARDO. En cela je vous considère comme bien servi Mais

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voici récuyer de Clara qui vient à propos^ Commencez par lui à vérifier vos soupçons.

LE MARQUIS, Parlera4-il 7

RiGARDO. s'il a du vice comme cela doit être, il ne voua cachera rien, surtout si en même temps que vous lui ferez la question, vnus attaquez son cœur avec un doublon.

L£ MARQUIS. AppeUe-lo donc.

RIGARDO. Camarade.

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