SG^NE PREMIÈRE
KAROBL.
Très forte.
FAANÇOtsa.
Vwlà tout?.;.
MARCEL
Oh ! Je sais que ta philosophie n'est que de l'amour. (Un giience.) Tu pleures quelquefois, n'est-ce pas? quand je ne suis pas là.
FRANÇOIBB.
Si peu. -
MARGEL.
Je te rends déjà malheureuse. Ah! quand tu as le cœur gros, Françoise, ne me le cache pas ; tu feras de moi tout ce que tu voudras avec une larme.
FRANÇOISE
Avec une, oui, maïs avec plusieurs?
MARCEL
Ne ris pas, je suis sérieux, je t'assure. Parbleu ! si je disais que ma tendresse est aussi profonde que la tienne, je...
FRANÇOISE
Tu mentirais.
C'est égal, il me semble tout de même que je t'adore. Je me sens seul, quand je t'abandonne, j'erre sans but, l'âme en peine. J'ai peur qu'il te, soil arrivé quelque chose... Et comme en rentrant, à minuit, j'ouvre ma porte avec une délicieuse émotion!... Es^-ce de l'amour, ça? Tu dois le savoir, toi qui t'y connais.
la LA CHANCE DE FRANÇOISE
FRANÇOISE
Peut-être.
MARG&L> inconsoiemmeiit.
Tu comprends, Françoise, on ne peut pas répondre
de soi.
FRANÇOISB
Sans doute.
MARCEL
Personne ne peut dire : « J'aîme aujourd'hui, j'ai» merai demain. » Et pas plus toi que les autres.
FRAKÇOISE, offensé*.
Moi?
MARCEL
Sais-tUf si dans quinze ans?
Ohl moi, c'est différent, je ne suis qu'une petite bête, qui aimera le môme homme toute sa vie».. Mais continue, tu disais...?
MARCEL
Rien. Que je te veux heureuse, malgré tout, quoi qu'il arrive, quoi que je fasse
FRANÇOISE
Môme si tu me trompais?
MARCEL, tendrement.
Te tromper? oh! jamais... Les autres femmes, je m'en moque. Tu es le bonheur, toi, tu n'es pas le plaisir.
FRANÇOISE
wélas f