ACTE PREMIER
ETIENNE^ attendri.
Je suis très méchant^ n'est-ce pas?
GERMAINE
Assez.
ÉTIEKNE.
Je te froisse, je t'humilie?
OERMAINB.
Souvent. ,
ÉTIBNN8
Pauvre petite!
QERMAINE.
Tu le vois, je ne suis pas fière. Dès que tu es bon, je me plains
Tu as raison, plains-toi.
GERMAINE
Quand je suis sûre de ta tendresse, je n'ai plus besoin de dignité.
ÉTIBNNk.
Parle, tu m'enchantes.
^ GBRMAINB.
Je te plais?
ETIENNE
Si tu n'avais pas souffert, que de choses charmantes n'auraient pas été dites I
GERMAINE
C'est égal, ne m'en fais pas trop dire. Qui sait? le bonheur m'inspirerait peut-être aussi bien,
ETIENNE
Le bonheur^ mais tu l'auras quand tu voudrar.
aBRMAIHB.
3uand je te laisserai tranquille. ^
ETIENNE
Quand tu consentiras à être moins rom^mesque. |--a*^r Généralement on n'aime pas tant que ça son mari.
' GERMAINE
Mon seul tort est d'éprouver pour le mien les mêmes sentiments que toutes mes amies ont pour lui. Quel malheur que je sois ta femme!
ÉTTENNE.
Oui, c'est dommage.
GERMAINE
Après tout^ sois juste, ce n'est pas un crime d'être légitime, c'est un accident. Tu ne m'aurais pas épousée que j'aurais peut-être été la plus jolie aventure de ta vie.
ETIENNE
Mais tu es la plus flatteuse de mes bonnes fortunes.
GERMAINE
Je suis ta vertu, mais j'aurais pu être ton vice, tout aussi bien qu'une autre. D'abord, tu es un amant, toi, tu n'es pas un mari. Ton rôle ici-bas, «c'est d'être un amoureux, l'éternel amoureux.
ETIENNE, résigné. . V
Delaunay!
GERMAINE
Tu voudrais changer d'emploi parce que tu as quarante-trois ans. Impossible ! Toute ta vie tu aimera» ou tu seras aimé. On n'échappe pas à sa destinée.
ÉTIENrE.
O'^st effrayant