‹ Théâtre d'amourChapitre 95 sur 232 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

sir à entretenir mes inquiétudes par ta coquetterie ou ton indifférence ? Serais-je aussi ridicule, si tu ne me froissais pas publiquement par tes sarcasmes continuels? Sois meilleur et je ne prêterai pas à rire. Apprends-moi à t'aimér, puisque je ne sais pas. 1 Rassure -moi, traite-moi en camarade, ne sois pas ? toujours si absorbé, donne-moi du temps comme aux enfants et, tu verras, je serai modérée, intelli-. gente, pratique même. La vie de tous les jours te pèsera moins, je respecterai ton travail et tu seras peut-être heureux... Moi qui croyais que tu Tétais I

EUe fond en larmes ; un silence* ETIENNE.

Ne pleure pas, voyons.

GERMAINE

Je me disais. Une m'aime pas autant quejeTaime, mais il éprouve quelque douceur à m,' avoir auprès de lui. Je me suis trompée. Tu te tais ? Mais répondsmoi donc quelque chose?

Que veux-tu que je te réponde? Tout ce que tu dis est juste et je te plains profondément. Mais j'ai quarante-trois ans, je ne suis pas un homme qui te hait, je suis un homme qui défend son travail. Tu auras beau faire, on aime comme on peut. Que diable, on n'a pas toujours de l'exaltation sur soi !

GERMAINE

Tu ne penses pas ces choses, «e n'est pas possible, tu ne les penses pas. Ou alors, dis-moi la vérité, tu aimes une autre femme*

ETIENNE, levant les kras au ai*!.

Ah I grand Dieu, non I

238 ÂMOUllEUSE

GERMAINE

Ainsi, je dois te croire, tu ne m'aimes plus^ tu ne m'as jamais aimée? Mon bonheur reposait sur un malentendu, j'étais dupe... Quelle effroyable révélation t

ÊTIBNNB.

Voyons.

I GERMAINE

De la pitié, des semblants d'amour, voilà tout ce que j'ai eu de toi, même dans les premiers temps.

ETIENNE

Je ne dis pas cela.

Tu vois bien que j'ai raison de ne pas te croire 1

ETIENNE

Je t'en prie.

GERMAINE

Tu te trompes peut-être sur toi-même? Réfléchis... Tu m'aimes peut-être encore un peu ?

ETIENNE

Est-ce que je sais?

GERMAINE

Oui ou non, est-ce que tout est fini?

ÉTIEÎïNS, durement.

Et quand cela serait?

GERMAINE

Tu peux faire une supposition pareille f

ETIENNE

Admettons que j'aie changé, admettons que je ne sois plue le même homme. Malgré ta jeunesse, ta. beauté, ta droiture^ toutes (bas ouAlités. adiaaejttpns

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