SCÈNE VI. — RUTH, seule, achevant de ramasser l’orge
RUTH
Booz ! c’est votre main bienfaisante qui me donne tout cela; je ne tiens rien du hasard... Quelle sera la joie de ma mère à la vue de cette belle javelle, de cette corbeille remplie d’orge ! Elle bénira la bonté de Booz... Qu’il me sera doux d’entendre louer son nom!.,. Avant de se coucher ma mère priera le Seigneur pour lui. .. Ses prières sont si touchantes !... À genoux près d’elle, je les répéterai... et quand elle prononcera le nom de Booz... Mais je me sens émue!... C’est bien naturel... Booz est mon bienfaiteur, celui de ma mère ; car tout ce que je vais emporter est pour elle!... Oh! que la reconnaissance est un doux sentiment !... Quelqu’un vient. . . C’est ma mère !...