‹ Théatre d'education a l'usage de la jeunesse (volume 2)Chapitre 98 sur 122 · SCÈNE IV. — PHÉDIME, ZIRPHÉE · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. — PHÉDIME, ZIRPHÉE

ZIRPHÉE. (Elle s’avance en rêvant.)

Tant de vertus mériteraient un autre sort.

PHÉDIME

Zirphée !

ZIRPHÉE.

Ah !... je ne vous voyais pas.

PHÉDIME

Vous êtes rêveuse, préoccupée. . .

ZIRPHÉE.

Oui, j’ai sujet de l’être!... je songeais à Phanor!

PHÉDIME

Eh bien?...

ZIRPHÉE.

Eh bien, nous sommes depuis huit jours dans ce palais, et nous ne le connaissions pas encore.

PHÉDIME

Ce palais appartient à Phanor.

ZIRPHÉE.

Pour la première fois, tout à l’heure , j’étais sortie du pavillon que nous occupons. Après avoir traversé un jardin assez grand qui nous sépare du reste de ce vaste palais, je me suis trouvée dans une immense galerie. Jugez de ma surprise, en voyant alors une foule d’hommes, de femmes, d’enfants...

PHÉDIME

Ce sont apparemment les sujets du génie.

ZIRPHÉE.

Non : je m’en suis informée; ce sont des voyageurs.

PHÉDIME

Comment!...

ZIRPHÉE.

Nous n’avons pas remarqué, Phédime, l’inscription que Phanor a fait placer au-dessus de la porte toujours ouverte de ce palais : a tous les

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