SCÈNE IV. — PHÉDIME, ZIRPHÉE
ZIRPHÉE. (Elle s’avance en rêvant.)
Tant de vertus mériteraient un autre sort.
PHÉDIME
Zirphée !
ZIRPHÉE.
Ah !... je ne vous voyais pas.
PHÉDIME
Vous êtes rêveuse, préoccupée. . .
ZIRPHÉE.
Oui, j’ai sujet de l’être!... je songeais à Phanor!
PHÉDIME
Eh bien?...
ZIRPHÉE.
Eh bien, nous sommes depuis huit jours dans ce palais, et nous ne le connaissions pas encore.
PHÉDIME
Ce palais appartient à Phanor.
ZIRPHÉE.
Pour la première fois, tout à l’heure , j’étais sortie du pavillon que nous occupons. Après avoir traversé un jardin assez grand qui nous sépare du reste de ce vaste palais, je me suis trouvée dans une immense galerie. Jugez de ma surprise, en voyant alors une foule d’hommes, de femmes, d’enfants...
PHÉDIME
Ce sont apparemment les sujets du génie.
ZIRPHÉE.
Non : je m’en suis informée; ce sont des voyageurs.
PHÉDIME
Comment!...
ZIRPHÉE.
Nous n’avons pas remarqué, Phédime, l’inscription que Phanor a fait placer au-dessus de la porte toujours ouverte de ce palais : a tous les