‹ Théatre d'education a l'usage de la jeunesseChapitre 81 sur 106 · SCÈNE IX. — BÉLINDE, LAURETTE, LISETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. — BÉLINDE, LAURETTE, LISETTE

BÉLINDE

Venez, ma obère Laurette, j’ai obtenu votre

COMliDlli.

pardon ; votre mère consent à vous voir et à vous embrasser.

LAURETTE

Madame, j’ai confié à Lisette... souffrez qu’elle vous dise...

Et bien vous allez recommencer?... Vous oubliez donc...

LAURETTE

Madame, le mariage est rompu si l’on ne m’écoute...

BÉLINDE

Ma chère Laurette, je suis chargée par votre mère de vous imposer un silence absolu. Si vous dites un mot, un seul mot, je vous laisse. . . Depuis ce matin, vous contez des histoires qui n’ont pas le moindre fondement, et vous mentez avec une assurance sans exemple : comment espérez-vous qu’on puisse vous croire, et même vous écouter une minute?... Taisez- vous donc, votre pardon n’est qu’à ce prix... Que signifient ces larmes? Garder le silence c’est donc un affreux tourment pour vous !...

LAURETTE, regardant à sa montre.

Il est sept heures un quart!... Allons, c’en est fait, je puis me taire à présent sans effort. . . l’avertissement que je voulais donner est maintenant

INTRIGUE ET MENSONGE

inutile... O mon frère, je n’ai pu vous servir!...

BÉLINDE

Que veut-elle dire?... Mais j’entends la baronne; venez, Laurette, au-devant de votre mère.

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