‹ Théatre d'éducationChapitre 125 sur 130 · SCENE Y · texte numérisé non relu

SCENE Y

LA MARQUISE, JULIETTE

LA MARQUISE

Uu moins je vais respirer un moment...

Ah , je sjiis excede'e î^juliette.

J'avois pre'vu que la conversation entre vous seroit fort languissante...

LA MARQUISE

Et cette fureur de rester jusqu'à deux heures du matin pour parfiler , sans dire un mot^ cela est réellement inconcevable.

JULIETTE

En veillant ainsi , elle ne se lèvera demain qu à midi ^ le dhier et sa toilette la conduiront à Theure des spectacles, et puis ce sera une journée de passe'e... Si elle se couchoit de bonne heure -, que feroit-elle de ses matinées P

LA MARQUISE

Est-ce là vivre ?... elle est avec cela d'une le'gèreté! Elle avoit, disoit-elle tanlôt, les choses les plus inle'ressantes à me confier , des conseils à me demander, et ce soir elle a totalement oublié ses peines ^ ses chagrins, dont elle avoit tant d'impatience de me faire le détail.

Et vous ne le lui avez pas rappelé P

LA MARQUISE

Je m'en suis bien garde'e 5 car , après tout, son silence me convenoit encore mieux que son entretien.

JULIETTE

La voici. Elle a Tair bien afTaire'e^ je vous laisse^ sûrement, pour le coup, elle a quelque secret à vous dire. {Elle sort.)

SCE^N^E yi.

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