‹ Théatre d'éducationChapitre 25 sur 130 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

MÉLINDE, GÉNIE, IPHISE. Ces deuoc dernières restent à la porte en se cachant le visage.

MELINDE

LàEs pauvres petites n'osent approcher . elles craignent que leurs figures ne me fassent horreur.

c É N I E , en pleurant.

Allons, ma sœur, il faut hien qu'elle nous voie.

IPHISE.

Avancez la première.

GÉNIE

Je n'ose.

MELiNnE , à part.

Feignons de ne les pas connoîlre.

( Haut. ) Mes enfans ne viennent point , je vais les aller chercher...

GÉNIE

Entendez-vous, Ipliise?

I PHISE.

Je. vois que la fée ne Taura pas prévenue sur notre malheur...

CÉNIK.

Elle nous regarde ei ne nous connoît pas.

IPTIISE.

Gomment le pourroit-elle dans l'état où nous .sommes ?

Cruelle fée!...

MELiNJjE, s^ approchant en leur adressant la parole.

Qui êtes-vous f Que voulez-vous ?

( Iphise et Cénie s'approchent d'elle y pleurant toutes deux. )

M BLINDE

Yoilà deux étranges figures...

CÉNIE, à Iphise.

Voyez- vous Teffroi que nous lui causons ?

ipnis E.

Nous sommes bien à plaindre.

CÉNIE

Ah ! je n'ai jamais été si fâchée d'être affreuse.

M EL IN DE

Mais de grâce, mesdemoiselles, ditesmoi à qui vous en avez ?

iPHisE et GÉNIE, se jetant à ses pieds.

Ah, maman!...

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