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tres sans être vue, il était inutile de l’inonder de clarté. Mais cette étoile tenait à son rayon, cette étoile réclamait sa lune ; elle avait menacé de rendre son rôle ; il avait fallu installer pour elle un second projecteur. D’où grand émoi dans le petit monde cabotin. Et cela sans doute aide toujours au succès, mais la qualité du succès n’y gagne pas.
Vraiment le mouvement dramatique dont je vous aï montré les débuts semblait promettre autre chose. Maïs, il faut bien en convenir, aucune des espérances que l’on pouvait fonder sur lui ne se réalisait. Si bien que nous avons, après 1870, cette double impression : une impression de richesse théâtrale et d’éclat extérieur ; mais en ce qui concerne l’art lui-même, une impression de lassitude, sinon d’épuisement.
Cette déception, je crois et je vous l’ai déjà indiqué, qu'il faut en attribuer le principe à la formule même sur laquelle les auteurs de Poirier et du Demi monde ont établi leur système dramatique et à cette dualité que je vous ai signalée chez eux.
Partis en guerre contre Scribe et le vaudeville, ils n’ont pas su pousser la lutte jusqu’au bout ; ils s’en sont tenus à une sorte de compromis, à cette combinaison bâtarde d’une intrigue romanesque, émouvante par ellemême et disposée suivant les principes traditionnels et d’un élément (nouveau celui-ci) d'observation ou de pensée. Equilibre difficile à maintenir. Le vaudeville est envahissant par nature. Un instant rejeté au second plan, mails sans être sacrifié tout à fait, il reprend ses avanta-
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