‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 200 sur 764 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes, GODUREAU.

GODUREAU, mystérieusement.

Me voilà! me voilà! chut! silence! les autres sont de l'autre cùté à dire des folies... et pendant ce temps-là, Frétillon, je viens te conter une idée bouffonne qui m'est venue... tu sais, j'ai toujours eu des idées...

CAMILLE

Quelle idée?

GODl RE A u.

On fait une loterie... ils ont écrit leurs noms, mais c'est moi que tu aimes, n'est-ce pas? c'est moi que tu préfères, j'en suis sûr... et tu as raison... parce que moi, vois-tu, je te radore. (A Augnsta.) Je la radore... eh! eh! eh! alors, voilà mon projet... c'est d'écarter les billets qu'ils vont l'apporter, et d'en mettre, à la place, d'autres sur lesquels il n'y aura qu'un nom : le mien !

Ai: G USTA.

Comme c'est ingénieux !

GODtnEAt .

Fameux, luin? eh! eh ! eh !

KMKTILLON.

CAMI I. I.R.

Excellente idée... donnez ce papier, je vais écrire votre nom. (Elle va i la taliln à ilmitp.)

ADGDSTA.

Comment, tu consens ?

MAIlKNf.O.

Elle consent!...

AliGUSTA.

Le marchand de comestibles!

il An EN GO.

Encore! ah! à présent, je suis fâché de ne pas avoir été tué.

GOnuREAi!, épiaut l'arrivée des jeunes gens.

Écrivez, Godureau, Godurcau, sept fois Godnreau, et je serai heureux... tu m'aimes...

MARENCO, à part.

Oh! moi qui allais tout lui dire. (II va s'asseoir sur une chaise à gauche.)

AUGUSTA

Est-ce qu'elle aurait encore un faihle pour les dindons?

GODUREAU.

Voilà les autres! (Camille se lève en cachant les billets.)

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