LA MARQUISE, GOMBAULT
r.OMUAULT, entrant par la gauche sans voir l;i marquise, qui a reconduit madame de Caylns jusqu'au fond.
Elle avait laissé tomber son gant devant moi... elle voulait me parler, cela est certain... Et du ([uel droit ce M. de Créqui est-il venu m'enlever une faveur qu'on me destinait!... ah! que j'aurai de plaisir à prouver îi cet orgueilleux comte qu'on sait t<Miir autre chose qu'une plume...
LA MA R QUI SE, à |iarl.
Comment l'aboi-der?...
COMIÎAULT.
Mlons, il est temps de m'occupcr des préparatifs... Mon ami ÎNogaret, qui a une passion malheureuse pour la poésie, mais non pour le poète, n)e servira de ténioin.
LA Jl A RQUISi:, l'arrèlant.
Pardon , mnnsirur, nserais-je vous pri^r de resti'r?...
(,0M1!AI L1, à part.
La marquise! (Haut.) Madame... certainement... c'est une faveur...
LA M Ali ou ISE.
(hii vous contrarie beaucoup en ce moment.
OOM RAULT.
Oh ! je Vous jure...
Vous ne savez pas mentir, monsieur... vous êtes mécontent, surpris...
OOMBAULT.
Surpris... je l'avoue... et surtout bien malheureux... à l'idée de ne pouvoir profiter...
LA MARQUISE
Permettez que j'achève. .. Je suis une étrangère pour vous; mais je vous connais, moi... monsieur... et depuis longtemps.
r. OMRAU LT.
])(ïpuis longtemps!...
LA M ARQ LISE.
En quels lieux? par quelle circonstance vous ai-je connu?... je ne vous le dirai pas.
OOM RAULT.
Eh! madame, que m'importe?... pour sentir hbonheur, a-t-on besoin de le comprendre?
L\ MARQUISE
Maintenant, vous savez ce qui peut seul excuser ma conduite; j'irai droit au but, et j'espère que vous me répondrez en mettant de coté tout sentiment de défiance. Dites-moi, vous êtcs-vous battu souvent?
t.OM RAULT.
Jamais, grâce à Uieu !
L V M.VRQUI SE.
Alors... comment f(?rez-vous, demain?
OOMCAULT.
Demain !