‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 604 sur 764 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

NOGARET, les yeux sur les tablettes.

Quel iioëte! quel poëte, (pie mon ami ! Deux, quatre, six, huit... huit vers! en moins de temps qu'il n'en faut pour réciter un pater!... et moi fjui suis souvent... huit jours à trouver une rime qui ne vaut rien. 11 est vrai (pril fait de pelit> vers,

lui, tandis r(ue les miens sont inunensesl... douze pieds!... et même quehpiefois... je regrette qu'on n'en fasse pas de vingt-quatre, j'essayerais di' ceux-là... j'aime le grandiose, moi... j'aime à m'étendre.... mais j'y songe, il a dit : A la plus adorable ! voilà une drôle d'adresse ! celle que nous aimons est toujours la plus adorable!... Parbleu! ces vers vont m'a])preudre sans doute... (l'arconrant les tablettes.) Beauté... flamme... majesté... Majesté !... là, j'en étais sûr... évidemment, c'est la reine!... ce que je ne voulais pas croire... ce que tout le monde dit ici serait vrai... mon ami oserait!... en efl'et, la manière gracieuse dont Marie de Médicis l'accueille toujours... (Relisant.) Oui, oui, il est évident... une reine seule peut inspirer d'aussi beaux vers, des rimes aussi jiarfaites!... Allons remplir ma mission. (S'arrêtant.) Diable! la reine! c'est uu peu scabreux. Sa I\hijesté ne sera peut-être pas très-flattée de m'avoir pour confident... Que faire?... Ah! madame de INavailles.

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