‹ Théâtre de Alexis de Comberousse, précédé d'une noticeChapitre 681 sur 764 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

ELÉONORE

Oh! non, non, monsieur: il faut partir dès demain.

LA REBELIÈRE,

Pourquoi donc?

Je ne veux rien changer à vos intentions. LA REBELIÈRE, la regardant éonné.

Oh! mais, ma bonne amie, il paraît que l'air pur de ces montagnes n'a pas agi seulement sur votre santé !

KLl':0\ORE.

Que voulez-vous dire?

LA REBELIÈRE, avec uu peu d'ironie.

Qu'il a (ivit des miracles, car il a changé aussi votre caractère. Jamais je ne vous vis si soumise et si docile aux moindres de mes désirs. Ah! je vous renverrai ici l'an prochain. (A part.) Il s'est passé quelque chose, je le saurai.

ÉLF.ONORE, à part, écontant.

Oh! mon Dieu, je crois les entendre. (Haut.) Vous devez avoir besoin de repos, après une si longue route... Et moi qui ne vous offrais pas do passer dans votre chambre!

LA REBELIÈRE.

Oh! je ne suis pas fatigué le moins du monde; une soixantaine de mille livres en valeurs... mon manteau... dont je veux me débarrasser... Je suis à vous dans l'instant. ( II fait signe à plusieurs esclaves, qui attendent ses ordres, de le suivre, et il entre avec eux dans un cabinet, dont la porte reste ouverte.)

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