ACTE Il, SCENE III
MELAC PERE sans regarder , d’un ton sombre.
Voyez si ma chaise est préte.
MELAC FILS. * Vous partez , mon pére?
eMELAC PERE, du méme ton:
Oui.
MELAC FILS.
Vous ne prenez pas votre carrosse ?
MELAC PERE.
Non.
MELAC FILS.
Vous n’allez donc pas a...?
MELAC PERE.
Je vais a Paris.
MELAC FILS inquiet.
Un voyage aussi subit...
- MEBLAC PERE.
Il ne sera pas long.
MELAC FILS.
N’annoncerait-il aucun accident ?
MELAG PERE.
Affaires de compagnie.
Ah!... Mais savez-vous qui Yon attend ici aujourd’hui? MELAC PERE.
~ Qui que ce soit. Qu’on m’avertisse quand les chevaux se- ront arrivés.
“ MELAC FILS.
C’est que cela pourrait déranger...
MELAC PERE.
Rien, rien. Quelle heure est-il ?
: MELAC FILS.
Il n’est pas midi.
MELAC PERE.
Avant deux heures je suis en route.
MELAC FILS.
Vous ne me donnez aucun ordre, mon pére?
MELAG PERE.
Laissez-moi seul un moment; je ne puis vous écouter en celui-ci.
MELAC FILS en sortant.
En poste... 4 Paris... Si promptement... Un air glacé!... Je ne comprends pas , moi...
"(II se retire lentement en examinant son pere.)