‹ Théatre de Beaumarchais (volume 3)Chapitre 111 sur 487 · AURELLY, MÉLAC PÈRE, MÉLAC FILS · texte numérisé non relu

AURELLY, MÉLAC PÈRE, MÉLAC FILS

AURELLY se met dans un fauteuil en s'essuyant le visage, et dit :

Me voilà revenu.

MÉLAC FILS tremblant.

Vous quittez Saint-Alban, monsieur; n'avez-vous rien gagné sur cet homme impitoyable ?

AURELLY brusquement.

Saint-Alban n'est point dur : c'est un homme juste. Chargé, par sa compagnie, d'ordres pressants , il trouve un vide immense dans la caisse où il venait puiser des ressources : il m'a objecté mes principes , je suis resté muet. Il allait faire saisir les papiers de monsieur...

MÉLAC FILS effraye.

Saisir les papiers !

AURELLY.

A peine ai-je obtenu de lui le temps devenir prendre quelque éclaircissement sur une aventure aussi incroyable.

MÉLAC PÈRE

Il m'est affreux de vous affliger : mais je n'en puis donner aucun , mon ami.

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