ACTE I, SCÈNE XI l
MÉLAC PÈRE mettant ses mains sur seii visage. Ah ! bon dieu !
AURELLY.
Oui, flétri. S'il est malheureux, entre mourir et paraître indigne de vivre, le choix est bientôt fait, je crois. Qu'il meure de douleur; mais que son exemple terrible augmente la prudence ou la bonne foi de ceux qui l'ont sous les yeux.
MÉLAC PÈRE s'échauffant.
Vous condamnez , sans distinction , à l'opprobre un infortuné comme un coupable ?
Je n'y mets pas de différence.
MÉLAC PÈRE
Quoi! si l'un de vos amis, victime des événements...?
AURELLY.
Je serais son juge le plus sévère.
MÉLAC PÈRE le regardant fixement.
Si c'était moi ?
AURELLY.
Si c'était toi ?... Son air m'a fait trembler.
MÉLAC PÈRE
Vous ne répondez pas ?
AURELLY fièrement.
Si c'était vous?... (Avec effusion.) Mais, premièrement, tu n'es pas négociant : et voilà comme tu fais toujours; quand tu ne peux convaincre mon esprit, tu attaques mon cœur.
MÉLAC PÈRE à part.
Oh ciel! comment lui apprendre... ?