ACTE TROISIÈME
FIGARO
Anonyme.
BRID'OISON
,j^ A-anonyme ! Què-el patron est-ce là ?
FIGARO
Cest le mien.
DOUBLE-MAIN, écrit.
Contre anonyme Figaro. Qualités ?
FIGARO
Gentilhomme. --"
LE COMTE
Vous êtes gentilhomme ? (Le greffier écrit.) -- "' FIGARO.
Si le ciel l'eût voulu, je serais le fils d'un prince.
LE COMTE, au greffier.
Allez.
l'huissier, glapissant.
Silence! messieurs.
DOUBLE-MAIN lit.
« Pour cause d'opposition faite au mariage dudit Figaro par ladite de Verte-Allure. Le docteur Bartholo plaidant pour la demanderesse, et ledit Figaro pour lui-même, si la cour le permet, contre le vœu de l'usage et la jurisprudence du siège, v
FIGARO
L'usage, maître Double-Main, est souvent, un abus. La client un peu instruit sait toujours mieux sa cause que certains avocats qui, suant à froid, criant à tue-tête, et connaissant tout, hors le fait, s'embarrassent aussi peu de r4iiner le plaideur que d'ennuyer l'auditoire et d'endormir messieurs : plus boursoufles après que s'ils eussent composé VOratio pro Murena. Moi, je dirai le fait en peu de mots. Messieurs...
DOUBLE-MAIN
En voilà beaucoup d'inutiles, car vous n'êtes pas demandeur, et n'avez que la défense. Avancez, docteur, et lisez la promesse.
Oui, promesse !
BARTHOLO, mettant ses lunettes.
Elle est précise.
brid'oison.