‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 130 sur 262 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

FIGARO

Anonyme.

BRID'OISON

,j^ A-anonyme ! Què-el patron est-ce là ?

FIGARO

Cest le mien.

DOUBLE-MAIN, écrit.

Contre anonyme Figaro. Qualités ?

FIGARO

Gentilhomme. --"

LE COMTE

Vous êtes gentilhomme ? (Le greffier écrit.) -- "' FIGARO.

Si le ciel l'eût voulu, je serais le fils d'un prince.

LE COMTE, au greffier.

Allez.

l'huissier, glapissant.

Silence! messieurs.

DOUBLE-MAIN lit.

« Pour cause d'opposition faite au mariage dudit Figaro par ladite de Verte-Allure. Le docteur Bartholo plaidant pour la demanderesse, et ledit Figaro pour lui-même, si la cour le permet, contre le vœu de l'usage et la jurisprudence du siège, v

FIGARO

L'usage, maître Double-Main, est souvent, un abus. La client un peu instruit sait toujours mieux sa cause que certains avocats qui, suant à froid, criant à tue-tête, et connaissant tout, hors le fait, s'embarrassent aussi peu de r4iiner le plaideur que d'ennuyer l'auditoire et d'endormir messieurs : plus boursoufles après que s'ils eussent composé VOratio pro Murena. Moi, je dirai le fait en peu de mots. Messieurs...

DOUBLE-MAIN

En voilà beaucoup d'inutiles, car vous n'êtes pas demandeur, et n'avez que la défense. Avancez, docteur, et lisez la promesse.

Oui, promesse !

BARTHOLO, mettant ses lunettes.

Elle est précise.

brid'oison.

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