‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 131 sur 262 · I-il faut la voir · texte numérisé non relu

I-il faut la voir

DOUBLE-MAIN

Silence donc, messieurs!

l'huissier, glapissant.

Silence!

BARTHOLO Ut.

< Je soussig:né, reconnais avoir reçu de dainoi8eU& Marceline de Verte- Allure, dans le château d'Agnas-m la somme de deux mille piastres fortes cordonnées; toc somme Je lui rendrai à sa réquisition, dans ce cliÉtM je répouserai, par forme de reconnaissance, etc. ! Figaro, tout coUrt. > Mes conclusions sont au payam billet et à Texécutionde la promesse, avec dépens. (Up Messieurs... jamais cause plus intéressante ne futio au jugement de la cour; et, depuis Alexandre le Grau promit mariage à la belle Thalestris...

LE COMTE, interrompant.

Avant d'aller plus loin, avocat, convientnoa deian

du titre?

BRID'oiSON, à Figaro.

Qu'oppo... qu'oppo- osez- vous à celte lecture?

Qu'il y a, messieurs, malice, erreur ou distraction la manière dont on a lu In pièce; car il n'est pas dit l'écrit : • laquelle somme je lui rendrai. ET je l'épouser mais c laquelle somme je lui rendrai, OU je l'épouserai qui est bien différent.

LE COMTE

Y a-t-il ET dans l'acte, ou bien OU?

BARTHOLO

Il y a ET.

FIGARO

n y a OU.

BRID*OISON

Dou-ouble-Main, Usez vous-même.

DOUBLE-MAIN, prenant le papier.

Et c'est le plus sûr; car souvent les parties déguisej lisant, (il lit.) « E. e. e. e. Damoiselle e. e. e. de ^ Allure e. e. e. Ha! laquelle somme je lui rendrai à sa n sition, dans ce château. . ET... OU... ET... OU... » Le est si mal écrit... il y a un pâté.

..jfcs s^^-'^^^jMii^'oisoN.

Un pà-âté? je sais ce que c'est.

BARTHOLO, plaidant.

Je soutiens, moi, que c'est la conjonction copulativ< qui lie les membres corrélatifs de la phrase; je payer demoiselle, ET je l'épouserai.

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