ACTE CINQUIÈME
LA COMTESSE
Une vouliez- vous en elle?
LE COMTE, la caressante
' Ce que je trouve fen toi, ma beauté...
LÀ COMTESSE. i
Mais dites donc.
' LE COMTE
... Je ne sais : moins d'uniformité peut-être, plus de piquant dans les manières, un je tie sais quoi qui fait le Sharme; quelquefois un refus : que sais-je? Nos femmes broient tout accomplir en nous 0imant : cela dit une fois, 3lles nous aiment, nous aiment (quand elles nous aiment); et sont si complaisantes et si constamment obligeantes, et toujours, et sans relâche, qu'on est tout surpris un beau soir de trouver la satiété où ron recherchait le bonheur.
LA COMTESSE, à part.
Ah ! quelle leçon !
LE COMTE
En vérité, Suzon, j'ai pensé mille fois que si nous poursuivons ailleurs ce plaisir qui nous fuit chez elles, c'est qu'elles n'étudient pas assez l'art de soulenirnotre goût, de se renouveler à l'amour, de ranimer, pour ainsi dire, le charme de leur possession par celui de la variété.
LA COMTESSE, piquée.
Donc elles doivent tout?...
LE COMTE, riant.
Et rhomme rien? Changerons-nous la marche de la^ nature? Notre tache à nous fut de les obtenir; la leur...,.- -
LA COMTESSE
La leur...?
LE COMTE
Est de nous retenir : on l'oublie trop.
Ce ne sera pas moi Ni moi.
Ni moi.
Ni moi.
LA C0MTES9Ë.
LE COMTE
FIGARO, à part.
SUZANNE, à part.
LE COMTE prend la main de sa femme.
Il y a de l'écho ici; parlons plus bas. Tu n'as nul i)esoin
d'y souger, loi que l'amour a faite et si vive et si jolie 1 Avec
un grain de caprice, tu seras la pUis agaçante maîtresse t (41
la baise au front.) Ma Suzanne, uo Castillan n'a que aa paroLe.
Voici toul l'or promis pour le rachat du droit opa je» 8ur le délicieux moment que tu m'accordes. Miris tam f^râcc que tu daignes y mettre est sans prix, j'y i(iiÉ| brillant, que tu porteras pour l'amour de moi. LA COMTESSE, une rérérenca,
Suzanne accepte tout.
nOARO, à l>«rt.
. On n'est pas plus coquine que cela.
SUZANNE» kpart.
• Voilà du bon bien qui nous arrive.
LE COMTE, k part. ^
Elle est intéressée ; tant mieux.
LA COMTESSE regarde an iot^.
Je vois dos flambeaux.
LE COMTE
Ce sont los apprêts de Va noce. EntroDS-nouB un noi dans l'un de ces pavillons, pour les laisser passer?
Sans lumière?
LE COMTE reatrtiaa dwic—Ml.
A quoi bon? Nous n*avoDs rien à lire.
nGASO, à part.
Kilo y >'a. ma Toi! Je m'en doutais, (n sTavaBM.) LK COMTE (TKiàt sa Toix ca aa ntmiMBft.
Oui passe ici?
FICUJIO. «ft caUrr.
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UP iVMTK. ift» à la aiBiaaaa.
LA awTcasK.
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