‹ Théâtre de BeaumarchaisChapitre 231 sur 262 · LA COMTESSE, LE COMTE, BÉGEARSS · texte numérisé non relu

LA COMTESSE, LE COMTE, BÉGEARSS

LE COMTE d'on ton sériêm.

Madame, nous sommes seuls.

BéCEARSS encore éihn.

C'est moi qui parlerai. Je subirai cet interrogatoire. M'avez-vous vu, monsieur, trahir la vérité dans quelque occasion que ce fût?

LE COMTE séebemont.

Monsieur... je ne dis pas cela.

BÉGEARSS tont à fait remis.

Quoique je sois loin d'approuver cette inquisition peu décente, l'honneur m'oblige à répéter ce que je disais à madame, en répondant à sa consultation :

€ Tout dépositaire de secret ne doit jamais conserver de papiers s'ils peuvent compromettre un ami qui n'est plus, et qui les mit sous notre garde. Quelque chagrin qu'on ait à s'en défaire, et quelque intérêt même qu'on eût à les garder, le saint respect des morts doit avoir le pas devant tout. » (n BODtre lo comte.) Un accident inopiné ne peul^il pas en rendre

on adversaire possesseur? (Le comte le tire par la manche pour qn'il ■e pousse pas l'explication pins loin.) Auriez-VQUS dit, monsieur,

autre chose en ma position? Qui cherche des conseils timiéeA, ou le soutien d'une faiblesse honteux, ne doit point s'adresser à moi! vous en avez des preuves l'un et l'autre,-

et vous surtout, iponsieur le comte! (Le oomte Ini fait un sigap.) NToilà sur la demande que m'a fa^ite madame, et sans chercher à pépétrer ce que contenaient ces papiers, ce qui m'a fsfil lui donner un conseil pour la sévère exécution duquel je l'ai vue manquer de courage; je n'ai pas hésité d'y substituer le mien, en combattant ces délais imprudents. Voilà quels étaient nos débats ; mqjs, quelque chose qu'on en pense, je ne regretterni polpt ce que j'ai dit, ce que j'ai fait, (n lève les bras.) Sainte amitié! tu n'es rien qu'un vain titre, si l'on ne remplit pas tes austères devoirs! — Permettez que je me relire.

LE comth: etaltô.

le moilleur des hommes! Non, vous ne nous qulUeror. pas. — Madame, il va nous appartenir de plus près; je lui donne ma Florestine.

LA COMTESSE avec vivacité.

Monsieur, vous ne pouviez pas taire un plusdigpe emploi du pouvoir que la loi vous donne sur elle. Ce choix a moa assentiment si vous le jugez nécessaire ; et le plus t6tvaiiin le mieux.

LE COMTE hésitant.

Eh bien!.,, ce soir... sans bruit... votre aumônier.

LA COMTESSE avec ardear*

Eh bien, moi qui lui sers de mère, je vais la prépmè Tauguste cérémonie : mais laisserez- vous votre amiflugè- Déreux envers ce digne enfant? J'ai du plaisir à pemerii contraire.

LE COMTE embarrassé;

Ah! madame... croyez...

LA COMTESSE avec joie.

Oui, monsieur, je le crois. C'est aujourd'hui la félo ^ fils; ces deux événements réunis me rendent cette joofifi bien chère. (Elle son.)

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