ACTE PREMIER
BAZILE
Moi, je suis désolé de m'êire égayé sur le page, puisque ^8 rentendiez. Je n'en usais ainsi que pour pénétrer ses iliiments ; car au fond...
f' LE COMTE.
I Cinquante plsloles, un cheval, et qu'on le renvoie à ses irents.
BAZILE
Monseigneur, pour un badinage?
, LE COMTE
Un petit libertin que j'ai surpris encore hier avec la fille t^ jarciinier.
BAZILB.
AvecFanchetteî
Et dans sa chambre.
SUZANNE, oatrée.
OÙ monseigneur avait sans doute affaire aussi!
LB COMTE, gaiement.
J'en aime assez la remarque.
BAZILE
Elle est d'un bon augure.
LE COMTE, gaiement.
Mais non ; j'allais chercher ton oncle Antonio, mon ivrogne e jardinier, pour lui donner des ordres. Je frappe, on est )nglemps à m'ouvrir ; ta cousine a l'air empêtre; je prends Q soupçon, je lui parle, et tout en causant j'examine. Il y vait derrièie la porte une espèce de rideau, de porteman- 3au, de je ne sais pas quoi, qui couvrait des bardes ; sans î ire semblant de rien, je vais doucement, doucement lever
e rideau (pour imiter le geste, illè?e la robe da fauteuil), et je VOis... 1 aperçoit le page.) Âh *,,.
BAZILE
Ha, haï
LE COMTE
Ce tour-ci vaut l'autre.
BAZILE
Encore mieux.
LE COMTE, à Suzanne.
A merveille, mademoiselle! à peine fiancée, vous faites le ces apprêts? C'était pour recevoir mon page que vous dé-
* Suzanne, Chérubin dans le fauteuil; le Gomle) Bazile»
H4 LE MAHIAGE I)Ë FIGARO.
siricz d*étrc seule ? El vous, monsieur, qui ne changes pÉl de conduite, il vous manquait de vous adresser, sans re pour voire marraine, à sa première camériale. à la A de voire ami t Mais je ne souffrirai ]K)int que Figaro» qrti homme quej'esiime et que j'ai me, soit victime d'une pveil tromperie. Était-il avec vous, Bazilô ?
SUZANNE, outrée.
Il n'y a tromperie ni victime; il était là lorsque ?oi parliez.
LE COMTE, emporté.
Puisses-tu mentir en le disant t son plus cruel eo n'oserait lui souhaiter ce malheur.
SUZANNE
Il me priait d'engaffer madame à vous demander sa Bto Votre arrivée l'a si fort troublé, qu'il s'est masqué 00 oi
fauteuil.
LE COMTE, en colère.
Ruse d'enfer 1 je m'y suis assis en entrant.
CHÉRUBIN
Hélas, monseigneur, j'étais tremblant derrière.
LE COMTE
Autre fourberie! je viens de m'y placer moi-même.
CHÉRUBIN
Pardon; mais c'est alors que je me suis blotti dedans.
LE COMTE, pl08 oatré.
C'est donc une couleuvre que ce petit... serpent-là! IliMi écoutait !
CHÉRUBIN
Au contraire, monseigneur, j'ai fait ce que j'ai pu pour le rien entendre.
LE COMTE
perfidie I (a Suzanne.) Tu n'épouseras pas Figaro.
BAZILE
Contenez-vous, on vient.
LE COMTE, tirant Chérubin da fauteuU et le mettant tar mi pMk
Il resterait là devant toute la terre !