ACTE III, SCÈNE II
EDOUARD
D'un fils accueillez la demande.
LE DUC I.) YORK, prenant la main de Tyrrel et le caressant.
Il m'aime tant! pour moi sa complaisance est grande, Il ferait tout pour moi, n'est-ce pas?
EDOUARD, lui prenant la main de l'autre côté.
Voulez-vous Que ma mère à la Tour passe une heure avec nous?
TYRREL, embarrassé.
Jusqu'ici sans obstacle elle fût parvenue, Si...
LF. DUC D'YORK.
Pourquoi nous tromper? je sais qu'elle est venue.
TYRREL.
Vous, milord?
C'est mon cœur qui me le révéla :
Ses batlemens tantôt m'ont dit qu'elle était là. EDOUARD, àTyrrel.
Promettez !
TYRREL.
Je ne puis.
LE DUC D YORK, montrant à Tyrrel sa main pleine de gainées.
Eh bien , j'en cours la chance :
Toutes ces pièces d'or contre un mol d'espérance! Promettez , si je gagne.
TYRREL.
Ah! milord!...
LE DUC D'YORK
Pair, ou non ?
EDOUARD
Richard!
LE DUC D'YORK
Allons , Tyrrel !
TYRREL, enchanté.
Charmant petit démon !
Pair.
LE DUC D'YORK
( avec tristesse. )
Comptons. — J'ai perdu.
TYRREL.
Sa douleur me fait peine.
(ramassant les guinées qui sont sur la table.)
C'est mon bien , je le prends... Mais vous verrez la reine, Vous la verrez.
EDOUARD
Vraiment?
TYRREL.
Oui, j'en donne ma foi.
LE DUC D'YORK , l'euibrassaut.
Je t'ai dupé, Tyrrel; je gagne plus que toi.