ACTE II, SCENE III
Toi seul peux le sauver.
BANVILLE
Ah ! voyage maudit !
Ah ! ma femme , ma femme !
• BOWNARD.
Hein ?
BANVILLE
Quoi? je n'ai rien dit.
( après une pause. )
Bonnard, mon cher Bonnard !
BONNARB.
Tu me fais peur : abrège ; C'était , je m'en souviens , ton exorde au collège , Quand dans un mauvais pas tu voulais m'engager.
BANVILLE
Tu dois avoir des fonds, et tu peux m'obliger.
BONNARB.
Un caissier n'en a point : quand il prête, il s'expose; Le public ne sait pas de quels fonds il dispose.
BANVILLE
J'en réponds.
BONNARD
Non.
BANVILLE
L'arsenl te rentrera demain.
2i(; t;ecole des vieieeards.
BOKNARD.
Non . non.
Sauve mon fils : allons^ toi, son [jairain , Mon J)on, mon vieil ami! .
BONNARD
Tu plaides comme un an^e;.
Mais quand on m'attendrit , moi, cela me dérange.
BANVILLE
Bonnard, mon cher Bonnard î
BONNARD
J'aurai tort; c'est égal,
( in'en va et revient. )
Je trouverai l'argent... Mais je dînerai mal.
DAN VILLE
Nous en souperons mieux.
BONNARD
Tiens la chose secrète.
( Il revient. )
Adieu... c'est qu'il v va, mon cher, de ma recette.
D.\N VILLE
Sois sans crainte... A propos, tu m'as |)arlé, je crois,, Du jeune duc d'Elmar?
BONNARn.
•le l'ai vu ((ucKjuelois ;