ACTE V, SCENE III
O ciel!
On n'en doutera plus.
BONNARD
Parbleu, c'est officiel!
Etd'autant plus heureux, que, tremblant pour ma place , J'oppose ton crédit au coup qui la menace; Car tous tes beaux sermens, quand on envient au fait, Sont, comme tes soupers, de grands mots sans effet. Mon affaire avec toi prend un tour fort sinistre : J'ai su qu'on en parlait hier chez le ministre.
BANVILLE
(à madame vSinclair.)
Voilà le dernier coup! Comment!
MABAME SINCLAIR.
Sans contredit :
11 l'a dit à sa femme, Hortense me l'a dit. Moi je l'ai dit au bal : le tout pour votre gloire.
BANVILLE
Exposer un ami! i
MABAME SINCLAIR.
Non je ne puis le croire.
Un mot d'Hortense au duc , et tout est arrangé.
BONNARB, avec joie.
Ah!
L'on t'abuse ici sur le crédit que j'ai; Je n'en ai pas, Bonnard.
MADAME SINCLAIR
Monsieur, venez me prendre; Avec vous chez le duc c'est moi qui veux descendre. Tout à l'heure en son nom je vais vous présenter.
BANVILLE
Eh! madame!
BONNARB.
Mon cher, permets-moi d'accepter.
Répare au moins le mal que tu viens de me faire.
BANVILLE , à part.
Maudit respect humain qui me force à me taire !
BONNARB , à madame Sinclair.
J'ai deux mots à lui dire, et vous m'excuserez; Deux mots, et je vous suis.
MADAME SINCLAIR
Monsieur, quand vous voudrez ,