‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 160 sur 166 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

BANVILLE, pais HORTENSE.

BANVILLE

Ce vieux Bonnard! où diable avait-il la cervelle?

HORTENSE y une lettre à la Diain.

Dubois ! Picard ! quelqu'un ! Viendra-t-on quand j'appelle ;

( apercevant DanviUe , et cachant la lettre dans son sein. )

Mon mari!... Pour vous voir j'ai couru ce matin; Je vous ai cru souffrant, je vous savais chagrin; J'étais très inquiète, et l'on m'a rassurée: «Il repose...» à l'instant je me suis retirée Sur la pointe du pied , sans bruit, parlant tout bas. Vous reposiez encor, mon ami, n'est-ce pas?

BANVILLE

Sans doute.

HORTENSE, à part.

Il ne sait rien.

BANVILLE

Et cette confidence Que vous deviez me faire...

HORTENSE, embarrassée.

Est de peu trimportance...

BANVILLE

Vous teniez un papier?

HORTENSE

Qui n'a nul intérêt.

BANVILLE

Intéressant ou non, quel est-il?

ITORTENSE.

Un billel.

BANVILLE

Vous nie le montrerez.

HORTENSE

C'est un mot que j'envoie.

BANVILLE

A qui donc?

HORTENSE

Eh!... ([n'importe ?

BANVILLE , avec violence.

Il faut que je le voie.

HORTENSE

Pourquoi? De quel soupçon semblez-vous agité? Je ne vous vis jamais tant de sévérité. Indigné contre moi...

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