ACTE II, SCENE VI
Confiante amitié, cjue ton charme vainqueur Prête une voix à ses peines secrètes, Et que la paix qui règne en ces retraites ,
Confiante amitié, rentre enfin dans son cœur.
UNE PIVKTRF.SSE.
Reprenons nos travaux, et, durant son absence, Puissent-ils charmer notre ennui !
Contre l'effort des vents ces myrtes sans appui Accusent notre indifférence.
Des banians touffus, par le Brame adorés, Depuis long-temps la langueur nous implore.
Courbés par le midi, dont l'ardeur les dévore,
Ils étendent vers nous leurs rameaux altérés.
UNE AUTRE
Invoquons la faveur de ces puissans génies
A qui des bois sacrés les nymphes sont unies '.
LA PREMIÈRE
Esprits aériens de la terre et des eaux , Dont les soupirs parfument ces berceaux , Qui murmurez dans le creux des ruisseaux.
Et que le vent du soir apporte sur ses ailes !