‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 82 sur 166 · SCENE L · texte numérisé non relu

SCENE L

DAISVILLE , BONNARD.

BONIÏARD.

Que j'éprouve de joie, et que cette embrassade A réchauffé le cœur de ton vieux camarade !

BANVILLE

Débarqué d'hier soir, j'arrive et je t'écris.

BONNARD

Cher Daiwillc!

DAIVVILLE.

Je viens me fixer à Paris.

BONNARD

Je ne puis concevoir de raisons assez bonnes... Bah ! lu veux plaisanter?

DANVILLE

Non, Bonnard.

BONNARD

Tu m'é tonnes.

Toi, grand propriétaire, autrefois armateur, Du Havre, où tu naquis, constant adorateur. Tu cesses de l'aimer?...

BANVILLE

Qui , moi ? charmante ville !

Elle fut mon berceau; doux climat, sol fertile; D'aimables habitans... un site ! ah! quel tableau! Après Constantinople il n'est rien d'aussi beau.

Pourquoi t'en éloigner?

DANVILLE

C'est que... je vais te dire...

Mais promets-moi d'abord que tu ne vas pas rire.

BONNARD

Eh 1 dii) toujours.

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