ACTE I, SCENE IL
Du premier sous les toits ! Et pas plus tard qu'hier J'ai porté des recours...
DANVILLE
Hé quoi ! tu n'es pas fier De consacrer tes pas à de pareils messages?
VALENTIJy.
Je ne suis jamais fier de monter cinq étages. Puis à peine au logis , j'ai la serviette en main ; Des dîners!... on en a pour jusqu'au lendemain, Ils doivent coûter cher !
BONiVARD.
Ah! diable! tu te piques De donner,' quoique absent, des festins magnifiques?
BANVILLE
Il a perdu le sens.
VALENTIN
Je sais ce que je dis :
Vous donnez à dîner, monsieur, tous les lundis ; La veille grands apprêts : adieu notre dimanche ! Le jour que je préfère est celui qu'on retranche.
BANVILLE
Paresseux !
VALENTIN , à Bonnard,
Vous savez...
BONNARD
Tu vaux ton pesant d'or, Je le sais, mais tais-toi.
VALENTIN
Je l'ai bien dit...
OANVILLE.
Encor !
VALENT] N
Que si le mariage entre par une porte ,
Par l'autre, avant ma mort, il faudra que je sorte.
BANVILLE
Hé bien ! va-t'en !
. BONNARD , à Banville.
Tout doux !
VALENTIN
Oui , je veux m'en aller.
BONNARD
( à YalentÎD. )
iS^on pas; voyons, ensemble il faut capituler : Valentin se taira, mais consens qu'il demeure. Pour ne servir ([ue toi.
BANVILLE
Qu'il reslc.
VALENTlN.
A la bonne heure.