‹ Théâtre de C. Delavigne (volume 3)Chapitre 90 sur 166 · ACTE I, SCENE IL · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IL

Du premier sous les toits ! Et pas plus tard qu'hier J'ai porté des recours...

DANVILLE

Hé quoi ! tu n'es pas fier De consacrer tes pas à de pareils messages?

VALENTIJy.

Je ne suis jamais fier de monter cinq étages. Puis à peine au logis , j'ai la serviette en main ; Des dîners!... on en a pour jusqu'au lendemain, Ils doivent coûter cher !

BONiVARD.

Ah! diable! tu te piques De donner,' quoique absent, des festins magnifiques?

BANVILLE

Il a perdu le sens.

VALENTIN

Je sais ce que je dis :

Vous donnez à dîner, monsieur, tous les lundis ; La veille grands apprêts : adieu notre dimanche ! Le jour que je préfère est celui qu'on retranche.

BANVILLE

Paresseux !

VALENTIN , à Bonnard,

Vous savez...

BONNARD

Tu vaux ton pesant d'or, Je le sais, mais tais-toi.

VALENTIN

Je l'ai bien dit...

OANVILLE.

Encor !

VALENT] N

Que si le mariage entre par une porte ,

Par l'autre, avant ma mort, il faudra que je sorte.

BANVILLE

Hé bien ! va-t'en !

. BONNARD , à Banville.

Tout doux !

VALENTIN

Oui , je veux m'en aller.

BONNARD

( à YalentÎD. )

iS^on pas; voyons, ensemble il faut capituler : Valentin se taira, mais consens qu'il demeure. Pour ne servir ([ue toi.

BANVILLE

Qu'il reslc.

VALENTlN.

A la bonne heure.

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