UN HOMME PB LA FOULB
On a tué un homme... Gare maintenant la justice... Sauvont- DOiia tout, mes amis. ^.
Ib Mitent.
DON JUAN
Holà I un flambeau I Je vais moinnème en chereher un I
Il tort.
liONOB.
Combien je suis émue ! et combien met malheurs m'accablent t.. Je n*ai pas la force de m'ëloigner.
DON CARLOS
Je reste ici, à mon poste... Ils ont beau fuir les uns après les autres, je dob rester où j'ai tiré l'épée!
Snlre DON JUAN, avec on flambean.
Maintenant, nous allont j yoir... j
LléONOR.
Arrêtez, don Carlos.
DON JUAN
Quoi I tout deux seuls f
DON CARLOS
Pourquoi yoqs étonner?... l'un de mes ennemis ayant disparu, je suis demeuré ayec le plut acharné; mais celui-d, pour le yaincre, il faut le f^.
Il TcntiTflii alkr, don Jvaa le retient.
DON JUAV.
Arrêtez 1
DON CARLOS
Laissez-moi, de grâce, laissez-moi fuir cet ennemi... que je puisse poursuivre l'autre.
DON JUAN
A cette heure tous ne pourriez les atteindre...
uiONOR.
Ah l je Youdrais pouvoir déchirer mon sein et vous montrer mon cœur tel qu'il est... Mon cœur vous attesterait la vérité de met parolet, et peut-être tenez-vous persuadé.
DON CARLOS
Yotre csMir nécessairement doit être habile à tromper.
JOURNÉE II, SCÈNE IV. â»
Non, mon cœur est loytl K
DON CARLOS
En eflcl, la circonstance le prouve... Ahl Lëonor , puisque Tout avez oublié ce que vous me devez , ne pouviez-vous pas au moim vous souvenir que vous étiez chez don Juan?
UéONOR.
En quoi donc puis- je être responsable des folies d'un insensé?
DON CARLOS
Kn effet, j'ai tort. Épargnons de vains discours. — Mon ami, mon cousin, puisque le motif^pour lequel vous m'aviez engagé à différer mon voyage n'existe plus désormais, et que les événemens ont tourné contre moi seul, adieu... je pars... Je pars déshonoré de Valence, mais il faut que j'en sorte cette nuit; mon ennemi dira, s'il vent, que je l'ai fui... mais que m'importe à présent ma réputation, mon honneur! Adieu... Cette femme que j'ai tant aimée autrefois, mon amitié vous la recommande, non pas, sans doute, pour que vous la gardiez encore chez vous... mais pour que vous permettiez qu'elle aille rejoindre don Diègue... et que tons deux, satisfaits dans leor amour... Mais non , je ne sais plus ce que je dis... Adieu, adieu don Juan.
liONOR.
ciel I Carlos, attends ! '
DON CABL08. ^ j
Que vonlez-Youf encore? '
LiONOR.
Si j'ai su...
Assez!
Que don Diègue...
Assez, yout dii-je...
LÉONOR
Oh ! oui , assez! car Je ne puis parler... ma voix et ma vue sont
sans force... le cœur me manque... Jésus l Jésus I
EUe ^évanooM.
DON JUAN
RUe est toinbée dans mes bras évanouie.
DON CARLOS
Soutenez-la , cher don Jvan. — Ah ! Léonor, tu me tues et Je t'adore... et je suis encore plus affligé de tes malheurs que de ta trahison.
* Vol à mot : « Ce oisar, comme ëunt vôtre, doit être Clément peride.»— «cHoa, mo. ^ant mico, il est loyal. »
DON CAKUM.
liONOR.
DON CARLOS
m LE PIRE N'IST. PAS TOUJOUIS CERTàÎN.
DON JVAV.
On D'entend plus que des sanglots et des gémissemens. Àtten* nvpi, don Carlos... je la porte dans l'appartement de ma sœur, i reviens. ' ' '
nOIf CARLOS.
Oui» allez, don Juan. Qu*on lut prodigue tous les soins... '. non, qu'on la laisse mourir, puisqu'elle ne reviendrait k la vie pour en aimer un antre.
DON JUAN
Attend<ei-4noi... Nous verrons ensuite tous deux c« qu'il Çiire.
Xi sort çn emportant {4oqoi
||alédl(tfQ9^9i«r i|A 4éYWeineA^ si làchç, une passipn si vil^ «lB«ur¥rCiid^i^(«*« Fl^s 09 m'ofense, plus j'^i^è; plus on m Irage , pbii jié^ ^ |«ncU^sê ; plus on m^ trahit , pluis j'ai 4e iamctl... l|kilt df qiiiQi «l'^iQuiçû^e? il nei p%^( point ckire qu'ici i4lita)ile«Man^^l)|^f«in'4ifn9 pas ju^qu^^iu^ défauts de rot>je|ft
journée; [(^pISIÈME.