DOIT CARL
ilil Léonor* ri..«.« ( On frappe à la parte.) Mais on frappe à la porte d'entrée. Je vais refermer la mienne*
LtfONOR.
Je ne puis pas même parler à son image sans qu'on Tienne me ttoubler. Allons roir qui c'est. Peutrétre aurai-je eneore un moment de liberté,.. [Elle va owwrir.) Qui est là?
Entre DON PtORE.
DON p^ns.
Le seigneur don Juan est-il chez lui? (A part,) Mais, 6 delt que
Toi»-je?
lioifOR.
II Tient de sortir. (A pari.) Dieu I mon pèrel
DONPiDBI.
mon àme> quelle rencontre I
DON GARLOS, à pOTt.
Ne eraignei rien» Léonor, tous aTei un refuge dans mes bras t
Léooor eotre dans le oibiiiet oà eit don Cailoa. DONPiDBB.
Elle a refermé la porte sur elle. Mais cela ne la sauTera pas. Lorsque je défbnds mon honneur, je puis affronter le monde entier, et reoTener tous les obstacles. Brisons cette porte , en attendant que je puisse diàiier la coupable comme elle le mérite.
Entre BÉATRIX.
BÉATRIX
Qu'esta donc? que signifient ces cris» ce bruit?
DON PÈDRB.
Cest une colère, un désespoir qui demande à s'assouTir. C'est la foudre qui consumera tout ce qui voudrait s'opposer à sa rage.
bÎatrix.
Comment I chez moi, tant d'audace? Quel motif a pu tous porter à de pareils excès?
* Que aquêite métal hunumo El miemo eonido tiene Qumdo es fino^ f qwmdo ee fàUo.
GaUeiOD vent dire qn'ta eoB d*ane pièce de monnaie on reconnaît si elle est de bon M de aMT^ doi ; mai* qu'on oe peut pu recoonalice é|p\«in«n\ lA iqa ^ Vi^ ^wv^ii^ eelmqaiperkditU rérité ou un menton^.
IB LE PIRE ITEST PAS TOOlC^d CERTAIN,
une iridttè (jlll bi dAiàéé là.
UVi fai6ttfctttt hMié de Lliobér que îréki (Mirlef t
DON PÈDRB.
Et qai donc pourrait m'émouTofr à ce point?
siATRix, 21 parti
A roerreillel après don Ciirtbi et dpn Biègue, il ne nous man- 4aaii plue qu'un Irôlsfêin^ àmàiit aûi ^iVetn ft1ai36l f B\ «Mon celui-d pouyait mettre là ^ati entré Ihi déiii iûtmi \ÉWkk) QM
Îiue soient vos motifs, que je ne puis pénétrer, quelle que soit Finûre âobirôas Youliêz tirer yéngeancë, ébâtttîeHktfcth^nfli^ M en-
trer la?
DON PSDRS.
Ma situation doit m'eteoièfe'. Elle justifierait plus encore. Ainsi» madame, pardonnez si je ne yous témoigne pas plus d'égards.
Vous TOUS trompei, seigneur, si vous penses qu'il ne se troaten pas dans cette maison un homme qui...
DON IUâN.
Qu'est eedt ...
Ce que «est, mon frère?— C'est ce Tieux cavalier, qui, lui aussi, Tient chercher Léonor, et s'amuse à briser toutes nos portes.
lK>li JDÀit.
DbUèièmilDt; ÈéàtHxl tdîis n'Kyét pâ^ â t6tti plàindt^. té seigneur 8&n PènH li'k iM>iht iôirt î U eftt 16 iiiatti'^ dé lit nlfiîilbtf; «t tout id est À son senrice.
DON PàOBB.
Seigneur don Juan, trêve dq vains complimens. Je ne suis ni ne veux être le mi(ttre chez vQUf. Je sui^ un ^trai^ge^ .qui s|es^ confié à vous , et qui , venant pour vous parler, trouve ma fille Sans vôtre maison, — U, -^«echée«t Ouvrez, de grâce» ou bien j'ouvrirai moimême en jetant la porte à biis.
Matrix, à part.
C'est son père t
DON nJiiN, d pari.
Que faire? que dire» puisqu'il l'a vue?
DON PÏDaK.
Eh bien 1 que résoI?é»^vdtié ?
DON JUAN
Ckttà, èièl%dm àfih Vèdtë..: iApM.) lé sefal trop heureux si Je puis me tirer de là. (Hatil.) OuC certes, voiis ké iHdhlTet un
^ande reconnaissance de mon empressement à vous servir ! Hier, vous me faites la confidence ^e vos chagrins ; moi , je me hàtè de chercher Léonor, et je l'amène chez ma sœur, auprès de qui vous Tavez trouvée... J'espère que tout s'arrangera k vôtre satisfaction , et que vous retournerèVà^Madrid cojiténtf et honoré.... Mais si ma conduite vous déplaît, je cesserai de nie mêler ^e î^os iiffStires.'
DON PEDRB.
Souffrez, don Juan, que j'çpntlia?^ ^os genoux, et veuillez me pardonner. La colère q/^e ï^i ce^^tie h if yv^49 !P<k ftU* |||'4 ^té l'usage de ma raison. Il est bien dÂGGcile k un infortuné de demeurer de sang-froid en présence de 90 qui a c|mii^ 90^ q^fi^us^ et la passion m'a entraîné. Mais, piço^tern^ à vos piedsj je mets tout à
DON IU4If.
Que l!aite»-vou8, seigneur? Levez-youst
DON PiDRl.
Et voof , madame, pardonnez l'ennui que je vous al' causé. Je fuis noble» et J'ai reçu un outrage.
BliÀTRIX.
Si j*atais su qui vous étiez, seigneur, ^eùt ^té en m'v prenant d'ube* Attiré sorte' quë']*auS^(ff essayé «Té v6tii calmei^. '"
DON JOAN
BiATRIX.
Oui, Inès Tient d'y aller.
Veuillez m'acoompagner, sçigi^ifij^. don Pèdre; il est une déma^che d'une haute importance que nous devpiM WTiify*ift?^Wt Yous pouvez être tranquille touchant Lfonor» puisqu'elle reste avec
Béativu ' "
Je vous réponds d'elle, seigneur.
Do;f VÀ9]MI.
n suffit , Dudame, qu'«|le soit auprès: do vouf;*«JHe» paissmt, permets (jfae je voie mon honneur rétabli, et ensuite vienne la mort quand elle voudra.
DON JUAN, à paru Je ne sais où diable le conduire. {Bas, à Béatriœ,) Pendant mon absence, vous, parlez à don Diègue... tàdiezde le décider... mon bonheur en dépend.
Don Jm^ tti àfiik Ifèàn lorteDU
3oi| l^i4lfH(^.^ ^J/mt intQEtiq^eU.. — \Aaiist\ ^ran«n^\^ ^"^S^
fiO LE PIRE N'EST PAS TOUJOURS CERTAIN.
Eoire LÉONOR.
liONOR.
Sous cette garantie, Je fors.
DON CARLOS, bos, à LêonoT, Ne dltet pu à Béatrix que je suis id.
uioNOR.
Il suffit.
bMatrix.
Vouf Tenei d'édiapper à un grand dan er. ]
LÉONOR
C'est là que i*ai trouvé mon salut.
BÉATRIX
n a été fort heureux que la porte de ce cabinet ait été ouverte.. Jamais mon frère n'y laisse la clef.
LÉONOR
Toute ma vie était dans cet étroit espace. ( A part, ) Il renferme don Carlos I
BliLlTRIX.
Léonor, puisque votre père est encore venu augmenter par sa pré sence les embarras où nous nous trouvions, comme si nous n'en avions pas assex , je n'en mettrai que plus de soins i l'affaire dont je m'occupais pour vous.
utoNOR.
Alors je vous répéterai avec plus de force encore ce que je vous disais tout à l'heure.
BiATRK.
Votre conduite ressemble à de l'obstination.
liONOR.
La vôtre à une injure.
BiATRIX.
Laissons cela; Passons dans ma chambre, et fermons celle-d.
uioNOR.
Je vous suis à l'instant.
B^TRIX.
Ah! don Diègue» aveequdle crainte j'attends ta visite!
Elle sort liONOR.
Carlos, puisque j'ai l'occasion de vous parler un moment, veuilles m'écouter.
Entre DON CARLOS.
Léonor, si le hasard même me fournit des occasions de vous rendre service, et si telle est notre destinée à tous deux,— à vous de m'offenser sans cesse, comme à moi de sans cesse vous obliger, que voules-vous encore?... Laissez-moi jusqu'à ce qu'il se présente quelque
lotre occasion où tous puissiez me faire un nouvel outrage, où moi je paisse tous donner de nouTeau la vie.
Je De vous offenserai pas plus dans l'ayeiiir que dans le passé ; nais li tous Youlei me sauver une fois encore» vous le pouvez.
DOIT CARLOS
EteoniBient?
lioHom.
Sachez que Béatrix , pour mon malheur, veut me faire épouser doD Diègoe. Vous qui m'avez toujours protégée avec tant de générosité et de désintéressement» vous pouvez plus aujourd'liui pour moi que jamais, et il vous suffira de parler à Béatriz.
DON CARLOS
Comment! c'est à moi qu'est venue l'idée de ce mariage, et c'est noi qui m'y opposerais !
ufONOR.
Fous le désires?
DON CARLOS
Certainement.
liONOR.
C'est TOUS qui l'aves projeté?
C'est raol-méme. Et voilà pourquoi j'ai cousenti à me tenir ici caché, afin de ne pas rencontrer ou don Diègue ou votre père.
LÉONOR
Je ne puis vous comprendre.
DON CARLOS
Cela n'est pourtant pas difficile.
LioiroR.
Expllqoei-Toas, de grâce t
DON CARLOS
Mou amour est si pur , ma tendresse si noble, ma jalousie si dé gagée de tonte me personnelle, qu'en vous perdant, Léonor, je teox du moins sauver votre honneur.
LéONOR.
Àh I Carlos, je vous comprends !
DON CARLOS
Je ne veux plus revenir sur l'albire de Madrid; mais, sans parler de ee scandale , id même don Diègue n'est-il pas venu vous voir dans la maison où moi-même je vous avais placée ?..« Ne sait-on pas qu'une nuit il est sorti d'id par le balcon? une autre fois no i'a-t-on pu surpris dans ce salon, renfermé avec vous ? Eh bien ! je veux que tout soit réparé par le don de sa main : et ce sera là le dernier sacrifice de l'affection la plus tendre et lé plus dévouée... Oui, pour rétablir votre honneur, je veux, malgré mon améur, vous voir dans les bru d'un autre.
il LE ^IRE N*ESt PAS TOUJOURS CERTAIN.
Bion blenl mon àmel ma Tie I