HO!! VEUX
Je Toui lemerale et VmhlL Et pour réèompenscf; fân^b de lifieat, prenet cette bague*
Une sur deux» ce n'est pas trop ; et ce n*est pas adroit que de aanquer toujours la bague ^ (ElU prend la bàffU».) tl n'y H ^âs de quoi, mon seigneur. /
TlltôTAir.
Non certes; mais Afin qu'il y ait de quoi..*
FLOIUL.
Silence ! voilà qu'on recommence à ctianter. Cela fMi ^ehnettra d'approcher avec moins de risque.
On entend les instrumenf et an dùînt 1 ibi^tz. DON FÉLIX.
Attends-moi là, Tristan. amour! ne me conduis pas en aveugle, dépouille-toi de ton bandeau!
Uwrt.
Écoutei, ma raine.
FLORA
Je n'y tiens pas beaucoup.
TRISTAN
N'importe, écoutei ! — Un jouir, un commissaire passait en revue des recrues...
FLdRA, à paru
À ittoi, un eoniel... aur mon àme, il ne tardera pas à me le payer.
TRISTAN
Et il dit à son commis de biçn mettre l'œii ^ à ne ^as emmener des estropiés ou des infirmes. £t comme un borgne passait, il dit : « Mettez bien l'œil à celui-ci. » Or un boiteux qui venait ensuite,
' Mot à mot t « Il court mal «toi qai n'emporte jamais la bagne. » Le )ea de iMgne ëuit à cette époque fort répandu en Espagne.
Au lieu de dire moir tail à un$ dboM, les Bspagnolt disent m»ttrê TcmI (f (QoJ.Notts avons été obligés de reproduire littéralement celte expression ponr le sel delà pelile histoire de Tristan.
JOURNÉE II, SCÈNE I. m
l'ayant entendu, répliqua : « Puisque tous ordonnei qu'on mette un œil au borgne, ordonnez qu'on me mette à moi une jambe. » Eh bien l puisque tous aidez à YOir à Tayeugle amour de mon maître, aidez au mien à mardier, puisque yoiu Yojet de quel pied
jeboite.
FLOBA.
Un Biscayen serrait le euré d'un yillage où le boodier s'appelait Daiid
TRBTAN , à part.
?Jle. me paye de la même monnaie.
FLORA
Un ]oQr, comme il allait p#cher, le euré renyoya demander au boucher une fressure à crédit; et au moment où le Biscayen revenait arec la réponse, il trouya le curé déjà en chaire, citant tous les prophètes, et s'écriant : « Q«e dit David 7 » A quoi le Biscayen répondit de la porte : « Seigneur, il jure Dieu que si je ne lui porte pas d'argent, yous aurez beau dire et beau faire , vous n'aurez pas de fressure ^. » Vous comprenea(, n'est^il pas vrai? Si celui qui ne paye Itts ne mange pas, celui qui ne donne p^^ n^ dQi{ |û manger ni Toir.
TRISTAN
Un jour qu'on aiyait promené par les mes une sorcière coiffée de lacoroza ^, avant de lui rendre la liberté on lui fit payer un compte où il y avait tant pour le papier de la coroza, tant pour la colle, tant pour la couleur, tant pour la façon. Ce que voyant, la vieille : « Au moins, dit-elle, donnez-moi-la; car par le temps qui court, une pauTre veuve ne peut pas acheter une coroza neuve. » Vous comprenez, n'est-il pas vrai? Si, par le temps qui court, une coroza doit senir pour deux flûtes, une bague doit servir pour deux.
FLORA
Un homme, un jour, avait cassé la tète à sa femme ; et celle-ci, voyant ce que coûtait la maladie, disait, joyeuse, entre ses dents : « H ne mé cassera plus la tète à l'avenir. » Or le mari, la voyant en Mnté, régla son compte avec le barbier ^ et Tapothicaire, et en les soldant paya double. Sur quoi : (c Eh I mon ami, lui dit-elle, pe vois-tu pas que tu te trompes? — Non, ma belle, fit-il ; la moitié de cet argent, c'est pour aujourd'hui , et l'autre moitié, c'est pour la prochaine fois. C'est par prévoyance que je paye double. »
TRISTAN
Obe duègne élevait nne petite naine...
* Ihoore id ooe ptotenterie Intndntoible. Bn espagnol /Vwmhv te dit bofe; et pour <»*• ÉêâKL 1 1!» nhjt KWC arjlwg, où dit d'une Ciçèii proverbiale, tekùr et bofé. ■UotrouettiuilHM»!^ de Ibow pyramidale 499t4ae9ia»^ leacn-
f«e|s fflwniawiiA Bfr'llMniattiOQ.
iiA$èfaib&Meir^lM8B^ litwleBt lei Mlgnééi et lete^tion cMrar-
iOB BONHEUR ET MALHEUR BU NOM.
UNB YOix, du dehon, Flora T
FLORA
Ma maîtresse m'appelle. Attende!.
TRISTAN. '
Oh en restODs-Dous?
FLORA
Sur ceci» qu'une duègne élevait une petite naine.
TRISTAN
Eh bien ! adieu, Flora, jusqu'à ce que la petite naine ait grandi.
IlMrt.
Entrent DORA SERAFINA et DON FÉLIX, cbacon par nneperC«
difTérente.
nOiÏA SERAFINA.
Flora?
FLORA
Aladame?
DOAA SERAFINA.
Yoyex un pea qui ae tient derrière la jalousie. »
DON F^LIX
Un homme qui ne niera point son crime, bien que cela lui ftki ftcile; car il en est fier et glorieux, et rougirait de s'en justifier.
DOJ^A SERAFINA.
Dans les offenses de cette nature, l'aveu est plus coupable que le fait même.
DON F^LIX
Bans les offenses de cette nature, qui flattent la personne même qu'elles irritent, les nier après les avoir commises, ce n'est pas re- ^. pentir, c'est lâcheté.
DONA SBRAFINA.
L'outrage, quelque gracieux qu'il soit, n'en est pas moins un outrage; et quand on a outragé une personne, il ne convient pas de s'en vanter.
DON fi(lix.
Je me déclare vaincu, madame ; non pas que je n'eusse deqool répliquer, mais j'aime mieux vous laisser la victoire.
DO^A SERAFINA
Vous voulez que je tous sache gré de cette façon de terminer k querelle, et tous faites par courtoisie ce que tous auriez foit par force.
don vtuL,
Eh bien 1 puisqu'il faut vous le dire, je suis descendu par hasafd au jardin, le chant d'une sirène m'a attiré jusqu'ici; et si cela ne me justifie pas aupr^ de tous, les paroles qu'elle chantait 4oifCO^ être ma justification.
lOUBNÉE n , SCiNE L iOt
DOtÀ siBAvnu.
^mrqnoi ceUT
DON FtfuX.
EUe disait : c Si par hasard ma folie arrite Jasqa'i tow, ayex-en fiitié comme d'un malheur, et ne la repoussez pas comme Tenant de
noL>
DOliÀ SBRAFIIIÀ,
Et quand bien même ces paroles pourraient s'appliquer à la circoDsUnce, comment justifieraient-elles ?otre audace?
DON wtuL.
Voici comment. — Le hasard et mes peines m'ont conduit en un Uen où j'ai eu la folie de tous offenser en même temps que J'avais le iMoheur de tous voir. Sans hésiter je suis venu jusqu'ici» en me jjsiDt que quand on yeut obtenir l'amour d'une personne. Il faut HToir s'exposer à sa colère; que souvent on ne parvient au bien qu'en traversant le mal, et que, malgré votre insensibilité, je n'aurai rieo à craindre tant que mes plaintes arriveront jusqu'à vous. Non, pour an échec, je ne veux pas me décourager; car vos rigueurs même ne plaisent et j'adore vos dédains; et ainsi le mal qui me vient de T008 est à mes yeux un bien. Si mon audace vous offense, prenea- Tsns-en à tous seule qui l'inspirez; et considérant que c'est tous fn forcez mon hommage^ ne le repoussez pas comme venant de moi.
Usort.
DOtA SBRAFIIf A.
Éeoatez! — Mais non, hélas! qu'ai-je à lui dire? Pourquoi lui •drenerais-je hypocritement des reproches, alors qu'il ne me parait fis eonpabie... Ne devrais-je pas plutôt rappeler en moi ma fierté? Neniis-je pas celle que je suis ^?... Quel ennui!... et que l'on se AAe Bial alors qu'on ne veut pas se fâcher!
Pourquoi, madame, puisque tous êtes reconnaissante à don César deee qu'il a fait pour vous, pourquoi vous montrez-yous si offensée ^ ion amour?
DOÂA SBRAFINA.
Parce que je dois, Flora, lui témoigner deux sentimens contraires H c'est pourquoi tu me verras jouer avec lui deux rôles différens. £• sa présence, en lui parlant, je ne veux être que froideur e» Maie; mais hors de sa vue, me souvenant qu'il m'a secourue sans ne coDnattre, je prétends lui rendre mille services sans qu'il sache ^ qui ils lui viennent.
FLOEA.
Fort bien; mais si vos rigueurs l'éloignent de vous» madame» ut *t.t.i.pag.n,àl«Mlab