‹ Théâtre de CalderonChapitre 31 sur 96 · II · texte numérisé non relu

II

HiP-Toat pas Jalouse 4e çeU^ à UjpieUe U s'attachera» la une autre qae TOUS?

DOtA SBRAFINA.

Nonl... quand il me yerra, je veux qu'il m'aime pour ma hors 4^ n^ yue, je yeux qu'il m'aime pour mon esprit, ] qualités inprfdes^ et dès lors je me dirai que c'îési touioui^s i aime.

FLORA

Un if^f upe ffi.çnon et ses amies. . .

hQ^k 9BRAnNA.

Laisse là tes contes, Flora... Et pour reyenir & ce que je tout à l'tou^» ^ jfoir, habillée à l'espagnole» je yeux aUe

ISntre LlSiOipp;.

fUHU.

Mnjfw»^ eTest le seigneur Gelio.

"■''•• - DOIRA SBRAFnfA.

le ne sels quelle eendnite tenir ayec lui. Je suis toute hou et je iénfe cependant que j'aurais tort de n^e déclarer.

• ' " FLORA

DiMbnalef de yotre mieux.

" - • DOf^A 8BRAFINA.

Je crains que mon yisage ne trahisse mon trouble. {Hm cherehei-yous» cavalier?

usARpo, à part,

A ^; TK^» ^01^ qpurage m'abandonne. Mais puisqu'elle f ViM% dç nç pf^ me reconnaître, je dois avoir la même force. O'eat joj^p l^lipt ip^dame, que je viens yoùr. ^e prince nion n^'enyoiç /s^vpjr de ses ijouveUes.

Voilà son appartement.

Elle 8*ël<

^ARDO.

Pardon, madame, je me suis trompé ; c'est une autre ] que je cherche, en la priant de ne pas redouter ma folie, c n'a aujourd'hui rien à craindre.

'" ' DOf(A SBRAFDU.

Je sais bien que je n'ai rien à craindre, puisque je sais < tpherciiez.

USARSO.

Je ne vous comprends pas.

DOiÏA SBRAFINA.

Ni moi. — Mais si ma sécurité dépend de ce que vous < une aul^ personne, elle est fiidle à obtenir*

JOURNÉE n, SCÈNE I. fil

LISARDO.

QaeUe rigueur t... mais elle ne me découragera pat.

DONA SERAFINA

QaeYoulez-Yous dire?

USARDO.

Je Tenx dire, madame*..

DOJ^A SBRAF» A.

Achevez l...

LISARDO.

Que quelque jour vous-même vous me vengerez 9e vous.,

DOJ^A SERAFtNA.

Je De TOUS comprends pas ; et rendel-èù géicèS Ha (M, ëar si je vous comprenais... Mais quelle folie à moi de me f&cherl — Allei avec Dieu, cavalier; et puisque nous avons tous deux besoin de don César, allez le chercher, et ce' seia iiii qui me vengera de Ypus.

usardô.

Ouand àiiiïk, tlori, inon amour poufra-i-it trioidpiîèé &e tant de

rigueurs?

FLORA

Vous ne rougissez pas, cavalier perfidie, ae m'adressèr là parole?

USARDO.

£h quoi! vous aussi, Floaa, vous m'en voulez ?

FLORA

Est-ce que lorsque vous enleviez ma mattresse, vous n'auriez pas dû m'enlever moi aussi, par ]ioliteâse, quand bien même j'eusse été voe négresse?

Elle lort.

USARDO.

«Nous avons tous deux besoin de don César; allez le chercher, et ee sera lui qui me vengera de vou^. » Par ces mots, dona Serafina s'est trahie, et elle a presque taxé de lAcheté nia cbndiiité avec don César... N'estrce pas affreux? Lorsque j'ai pris un autre nom et me sait donné une autre patrie pour me vehgèr plus sQrenlënt, dois-je aller ainsi imprudemment me découvrir? Ne dbis-jé plis 4u contraire dominer tous les mouvemens qui pourraient compromettre ma vengeance?... Mais, vive Dieu ! avant de sdvôir qui }ë suis, 6n saura, lorsque nous nous battrons corps à corps dans le champ... Mdts voici don César.

Entl^e bON FÉLIX.

DON FÉLIX

Qu'y a-t-il pour votre service, seigneur cavalier?

USÂRDO;

te prince mon seigneur lii'énvoie ssybUtioMikéSii VdU livéà paasé

la nuit.

«Il BONHEUR ET MALHEUR DU NOM.

DON F^LIX

Je baise les pieds à son altesse, et je vais aller la remer riionneur qu'elle me fait.

LISARDO.

Demeurez avec Dieu !

DOIf TÉLSl,

Qu'il Tout garde I

LISAKDO, à part.

Ma résolution est prise, et maintenant que je connais son tcinent, ma vengeance est assurée.

I1m>i DON F^a.

Voilà «ne singalière visite 1

Bntre TRISTAN.

TRISTAN

Seigneur? leignearî

DON FÉLIX

D'où Tient le trouble où je te yois? Qu'est-ce donc? Q arrifé?

TRISTAN

Je TOUS apporte la plus biiarre nouyelle... Vous ne me pas. Don César est à la porte» qui demande après tous

DON FÉLIX

Qui? don César?

TRISTAN

FiUi-mème.

Don César est à Mitant... Dans quel but?

TRISTAN

Je ne sais. Allez le Toir. Je n'ai pas touIu tarder à vous a la chose.

DON FÉLIX

Tu dis Trai; c'est bien lui.

TRISTAN

Nous voilà bien 1 II aura sans doute appris que tous vous sous son nom, et il vient s'amuser un peu aussi.

DON FEUX

J'entends qpi'il me demande» et on lui refuse ma porte ouvrir.

Bntre DON CÉSAR.

DON CÉSAR

Kmbrassei-mol» don Félix.

DON FEUX

(Comment vous voilée ici, don César? Est-ce que le du appris par hasard que vous n'étiez point parti, et vous aurai l'ordre de venir?

lOUBNÉE II, SCÈNE L US

P16I à Dleo cpie ce ftt là le motif de ma ?enoe 1

DON FÉLIX

Que l'esi-il donc pane?

DON ۃUM*

Personne ne nous écoute 7

DON FEUX

Personne. (A Tristan,) Mets-toi en sentinelle à la porta»

TRISTAN

Poiscpie je folf dans le secret...

DON FEUX

Ta sanias tout pins tard. (JWtlai» se nHrê.) Eh bien! qn'y

y DOlf CÉSAR.

Lt plus incroyable* la pins cruelle et la plus horrible Tengeanee

^'•it jamais imaginée une femme* DoSa Ylolante, que ni ma con-

iUnee ni ma peine n'araient touchée, me donna rendez-Tous dans

MD jardin pour m'y faire périr, comme le serpent se cache sous les

fleurs... Après rotre départ, je laissais croire que c'était mol qui

étais parti, et ainsi se passèrent et la nuit et le jour qui suiyirent...

Cependant le lendemain, au moyen d'un espion que j'arais dans sa

me, j'appris le départ de son père; et sur cette assurance, aussitôt

que la nuit arriya, — nuit funeste dont je préférais les ombres au

plus brillant soleil l -— je me dirigeai vers son jardin, et là, après

aToir fait le signal convenu, je ris s'ouvrir devant moi toute grande

M porte perfide. En même temps, par un de ces instincts qui sont

inexplicables, j'éprouvai une sorte de crainte, que je coml>attis,

mais qui eut pour effet de me faire tenir sur mes gardes. Aussi,

ayant remarqué que la roix qui me disait d'entrer n'était point celle

<leU suivante qui, dans mon idée, devait venir à ma rencontre, me

couvrant le visage d'une petite rondache que j'avais ' , je dis :

«Qui va là? » Aussitôt, sur le soupçon que je témoignais, on me

répondit par un coup de pistolet. Mais Dieu me protégeait sans

doute, car il est miraculeux que l'on m'ait manqué de si près ; la

balle frappa sur la rondache et la traversa de biais. Au même

instant, un certain nombre de misérables m'assaillirent, et je fus

bientôt obligé de reculer jusqu'au tournant de la rue, tout en me

défendant. Cependant, au bruit du pistolet et au tumulte qui avait

suivi, tout le vobinage s'était ému; et tandis qu'ils fuyaient pour

n'être pas reconnus, je me retirai, afin de quitter Parme sur-le-

ehamp. Vous me demanderez sans doute pourquoi? Le voici... Ces

misérables qui m'ont attaqué si lâchement savent bien qui je suis ;

mais ils ne le diront pas, j'espère, afin de ne pas révéler une si

basse vengeance. Pour moi, afin de détourner les soupçons du duc

* lë fmtdaehe (roiMa) éuii un petit bouclier de fotiM ioi^Aa.

ili BONHEtjli Et MALHEUlt 1*0 NOM.

et du public, j'tlcni devoir sans plus de retard mç rendre iiHUâD;

et c'est dans ce but qiie je suis Yenu, me fla(ià[it dt: vous rèjaiD^rt ■vani que vous tous fuisiei pTésedtâ au prince. Mais, en uriTonl, j'ai appris que vous aviei déjà rempli ma missiou, et que vous etiei loge ici, et je venais pour vous rendre compte de tout, A vous de voir maluteuant c« que doui devons Taire, et s'il ; à quelque mojen d'arranger tout cela.

DOtt F^LUL

Je voua al écouté avec tonte l'attention dont^ je sais capable, et je me suis ému en voyant cbei une femme des séntlmeils aiisii no' diçaiifs qt i^pe ai^si (loiie trallisoti. Mais pour laisser ce sujet, je voiis approuvé Tort d'être venu ; car voire absence doit aËtburnèr les soupçons. Le mal ('^L qui:, par suite d'une aventure non motiis Çtitmge, mais moins irii^iiiuu, j'ai, comme on vous l'a djl, remis au prince la lettre <iu. duc; et ainsi force ilous sera, pendant ce carnaval,, que ^us iiaEserans à Milau. il'étra, vous clop Félii, et moi don César. Puis nous rcp.nrlinuiâ easembie, él uiiè fois do retour k Fanqe, personne ne s'iiniuii'ii'i a si celui qui a remis les &épfectics du duc était don César ou don l'clii.

Fort bien 1 je vais itcher désonnai* de chauer te souvenir d'nue ingrate qui m'occfipe encore malgré^a perfidie.— Mais, dites-moi; coniroe à mon compte vous devei être arrivé d'nier aii soir, d'oo yleùt donc que tous avei si tdt rendu visite au prince, et comment vons irouvei-voua logé cbex l'InténiJaDt delà justice! nos pÉLix.

Il importe que vous sojex au fait de tout; écoutez-moi donc, et TOUS v«rrei que mon aventure n'est pas moins eitraordinaire que la ydlre. — Hier, en «rrivaDt à Milan, et même avant d'tvoir mis pied à terre...

Entre TaiSTAN

thistàN.

Voici le Hlgneur lidoio.

DOHFiUX,

le vou tteiaOÊti cela ploa tard.

ËUie LlDORO.

UDORO.

, Tristan, VOS effets sont a l'hdtellerie de l'Étoile; vous u'avei qu'à les 7 aller demander, et aussitdt ou vous les rendra.

Certes, oui, j'y vais tout de suite; car j'oilà-bas toute ma fortune, et ici personne ne songe à moi.

ji»n.

UDOKO.

Péithanet, dog CéMTi al je me pifwnte A tul â\^>iwu.C.'«K

iOURNËE II, SCÈNE L 11*

le gourernear qui m'a fait appeler pour une atbire important«v«ne affaire d'honneur, laquelle m'a empêché de venir plus tôt, et m'oblige à vous quitter à l'instant. Je suis chargé d'vrèter à Milan un homme sur lequel je voudrai^ mettre la main , dûtril m'en coûter UnU ce que j'ai, et je ne sais de lui que son nom.

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