‹ Théâtre de CalderonChapitre 32 sur 96 · I¥)X FÉLIX · texte numérisé non relu

I¥)X FÉLIX

Nous pouvons sortir ensemble dès qu'il vous plaira ; car je suis iBoi-mème obligé d'aller chez le prince.

UDORO.

Qui est ce cavalier?

DONFléuX.

Cest un de mes amis, seigneur, qui est venu à Milan pour affaires» et <pri» B^ sachant id, m'a fait l'honneur de me venir Toir» {A don Céior,) Approdiez, don Félix.

UDO&O.

Qa'aijeeAtendn? 11 s'appelle don Faix?

DONFÛJZ.

Oni^ seigneur.

BON CÉSAR

Excosez-moi de ne vous avoir pas baisé la main avant de vous être présenté par don César.

UDORO, è part»

Je dois remplir mon devoir. {A don Félix,) Qtiei est lé nom de Amille de votre ami don Félix ?

DONFÉUl.

11 se nomme don Félix Colona.

LIDORO.

Don Félix Colona ?

DON FEUX

Oui, seigneur; d'où vient votre étonnement?

UDORO.

Je suis fiché de l'avoir entendu Donuner.

DON CÉSAR

Quoi l TOUS n'aimex pas que je porte ce nom ?

UDORO.

n est vrai; j'aurais donné beaucoup pduir vous trouver ce matin; je ne donnerais pas moins en ce moment pour ne vous avoir pas trouvé.

DON CÉSAR

Que vous fût mon nom, seigneur?

UDORO, à don Félix.

Je ne sais comment vous dire, don César, que mes devoirs» ma île, mon honneur, veulent que j'arrête votre ami, et c'est pour eeU lue je Mrie peiné de te trouver chef moiaf»ve«6.

JNINFÉiii;.

(fuo/I roug voulez arrêter don Félix?

UDORO. ^

Ont 'i *^' i

DONdElAI.

Moi! et ponrqiiolf

UDOBO.

Ne faites point rétonné; car voua aayef mieax qoe mot fl tous ayei oa non eacaiadé la maison d'un vieui gentilhomme et enleré sa fille en tuant un écuyer à elle. Le duc de Parme Tient d'en écrire aa gouverneur, afin qu'on tous arrête, tous et la dame, qui se nomma doua Violante et qui est fille du seigneur Aurelio. (A don Féliw,} Ainsi tous reconnaltrei que je ne puis pas fiiire autrement que d'arrêter Totre ami*

DON dbAB, à part.

Quelle rencontre inconccTablel C'est don Félix qu'il dierdie, et non pas mol !

DON viux , à part.

Est-ce que c'ett mol par hasard qui aimais dona Violante T

DON ci^AR, à part.

N'est-ce pu pour me perdre qu'elle dit faussement qoe j'ai tooIv renleyer?

don vÛLït , à part.

Et moi, comment pois-je avoir commis ce crime ?

UDono, à don César.

Que ditef-Tooi?

DON CéSAK.

Je db, seigneur, que je n'ai enlcTé aucune dame, et qu'on vons a trompé.

UDORO.

J'en serai charmé. Cependant rendez-TOusà moi, et sans counr aucun risque tous sera ici mon prisonnier.

DON F^LIX

Songex, seigneur, que c'est par erreur et injustement que l'on accuse don Félix.

DONdlSÂR.

On se sera trompé de nom.

UDORO, à don Céior.

Étes-Tons don Félix Colona. |

DONCiSAn.

Ooi.

UDORO.

ï af4-fl à Panne on autre caTaller qui se nomme comme vous ?

DON CtfSJLR.

Non.

UDORO.

. Eh bien ! cTett tous que l'on m'a dérigné. Mais ne craignez rien ; // âu/Bt que row êojet aTM don Gésif > ponr que j'aie pour tou^

toas les mëDagemeDi compatibles arec mes deroirs. Nous arrangerons Taffaire à Tamiable. Pour être intendant de la justice, je n'en suis pas moins cavalier, et je sais que ce sont de nobles fautes que celles que l'amour fait commettre. Dites-mol donc, je vous prie, où est cette dame ; j'irai la chercher, je lui offrirai ma maison pour Mile, et j'espère que mon entremise ne sera pas inutile à yotre bon-

DON C^AR

Il n'est personne, seigneur, en qui ma confiance fût mieux placée qu'en tous; et si je savais où est la dame dont tous Toulex parler, TÎve Dieu ! je tous le déclarerais sur-le-champ. Biais je tous le répète, tous êtes dani l'erreur, et don Félix n'a eu aacone aTenture de ce genre.

UDORO*

S'il y a erreur, comme tous l'assurez, je Tais m'efforcer de le déeouyrir. Cependant, si je ne dots pas vous arrêter, je ne puis pas non plus TOUS laisser libre. Attendez-moi là tous deux. [A don Félix.) Je TOUS confie Totre ami, tous m'en rendrez compte. Je vais de ce pas mettre la police en campagne, et j'espère que bientôt elle m'aura trouTé cette dame.

IlMVt.

DON ctfsAa.

Comprenez-Tous rien, don Félix, à ce qui noui arriTe?

DON F^LIX

Je serais fier de ma sagacité si je pouTais y doTiner quelque chose.

DON C^SAR

Que j'aie pénétré dans la maison et enlevé sa fille, passe encore ; mais que je sois don Félix e| que j'aie enlcTé dona Violante, Toilà ce que je ne puis m'expliquer.

DON F^LIX

Et je ne m'explique pas davantage qu'on me traite aussi bien me prenant pour don César, et qu'on vous arrête comme don Félix.

DON C^SAR

Quoi! c'est à ma considération qu'il vous traite aussi bien?

DON FÉLIX

Oui ; il a voulu absolument que je logeasse chez lui, parce qu'il m'a cru don César.

DON CÉSAR

El moi, il m'arrête parce qu'il me croit don Félix!

DON FÉLIX

Entrons là, où nous pourrons causer plus à notre aise, et tâchons de pénétrer comment lorsque je suis si bien traité sous votre nom, TOUS, TOUS êtes arrêté sous le mien. — Il faut que cela tienne au bonheur et au malheur du nom!

118 BONHEUà ET MALHEUR DU NOM.

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