‹ Théâtre de CalderonChapitre 36 sur 96 · L0RA · texte numérisé non relu

L0RA

Et qu'il emporte ma guenon !

TRISTAN

Je ne puis jamais rachevér!

FLORA

Je n'en Tiendrai jamais à bout!

DON F^LIX

Que fiutes-Yous ici, Flora, et qu'y a-t-il ?

le Toulais tous avertir que ma mattresse se promène seule dans le jardin, le suis yenue en secret, parce que maintenant elle se méfie de tout le monde , surtout depuis que nous avons à la maison cette d^me ; et, selon la circonstance, je vous dirai en chantant d'approeher bu de vous retirer. {À Tristan,) Adieu ; pensez à moi ; n'oij)liez pas que vous me devez un conte pour une autre fois.

TRISTAN

Et vods, que voiis m'en devez deux pour deux autres fois.

DON FJÊLIX.

Et moi, comment pourrai-je jamais reconnaître, Flora, la faveur que TOUS me faites?

Flora lorU TRISTAN.

Ne m'apprendrez-vouÉ pas enfin, seigneur, quel était ce revenant ifoiié qui s'est transformé tout-à-coup en dona Violante?

DON FÉLIX

Nigaud ! tu ne l'ai pas reconnu ?

TRISTAN

Non.

DON FÉLIX

Eh bien! que t'importe?— Mais silence, écoute.

On eptend de la musique dam Téloignemeat.

FLORA, chantant, du dehors.

« L'abeille voltige parmi les fleurs ; viens , amour , viens la sai-

firlD

DON FEUX

Elle m'appelle. Attends-moi là.

Entre DON CÉSAR.

DON césAR.

Oft doiki àUtt-TOOS àitdt; don Félix, sans mè dire ce qiie Voua êtes oeteira?

1>0N FÉLIX

le raoê dirai donc que nous avons arrangé Notte «SL^x^ «h^^ V> prince, et qu'il est conrenu que vous demeuTerei Vcî^t»^^^'^^'^»^^^^ le moment, p&rmettez que je profite d'une occR&von teioxi3E\^\Wf

DON FEUX

DON CÉSAR

DON FÉLIX

DON CÉSIR.

DON FÉLIX

roir celle que j'aime. Dona Serafina est seule au jardin, et cette voix me dit d'aller la joindre.

DON CÉSAR

Attendez, n'y allex pas.

Pourquoi me retenir?

J'ai mes raisons.

Laissez-moi.

Vous risquez trop.

Quel danger?

FLORA, chantant^ du dehon.

« Arrête ton yoI , et sache bien que si tu t'amuses à Yoltiger audessus d'un torrent, tu ne tarderas pas à te perdre. »

Elle m'avertit maintenant de demeurer. Parlez donc ; mais faites vite, car si Ton m'appelle de nouveau, force me sera de vous laisser...

DON CÉSAR

Non pas I {Â Triitan,) Toi, sors d'ici.

TRISTAN, à part.

On se cache de moi! eh bien ! vive Dieu ! je les écouterai.

Il se cache derrière la lapinerie.

DON CÉSAR

Veuillez à cette heure me prêter toute votre attention.— Vous me croirez sans peine , don Félix , si je vous dis que mon amitié désire votre bonheur.

DON FEUX

Je n'en saurais douter.

DON CÉSAR

Et vous, n'êtes-vous pas mon ami?

DON FÉLIX

Assurément.

DON CÉSAR

Eh bien! j'ai un service à vous demander.

DON FÉLIX

Je suis prêt à vous le rendre. En quoi consiste-t-il?

DON CÉSAR

Que vous n'abusiez pas de l'attachement que je yous porte.—

Vous, don Félix, grAce à mon nom, vous êtes honoré, fêté, choyé du

seigneur Lidoro ; et je ne puis pas craindre que yous soyez ingrat.

Tout ce que notre hôte fait pour yous^ c'^V ^ cause de moi, non à

cause de vous qu'il le fait; et d*uii auVte c6\à, Vau% V» «udn^ ^s^a

JOURNËE m, SCÈNE 1. 137

je pois m'être attirés penooneUement, c'est moi qui les supporte. Or TOUS conYiendrex que ee partage n'est pas juste, et que je dob reprendre mon yéritable nom.

noRi, ehantantf dm dêhan.

« L'abeille yoltige parmi les fleurs ; Tiens» amour, viens la saiv. •

DON VÈLOL

Je TOUS répondrai plus tard.

DON diSAR.

Vous pouYCi bien me répondre sur-lo-cfaamp.

* DON F^UX

SoDgei donc qu'en ce moment même...

FLOAA, chantant, du dêhon.

« Viens, amour, viens la saisir. »

DONFliUX.

L'oeeasion se passe^

DON CéSAB.

Yoni m'obligerei beaucoup.

mu Ton, du dêhon.

Ne diante plus.

DON rixxK, Vraiment! tous êtes cruel 1

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