‹ Théâtre de CalderonChapitre 40 sur 96 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Un talon dans la maison de Lidoro.

Entrent DONA 8ERAFINA et FLORA, masquéet

DOilA SBRAFIlf A«

Qu'as-tu dit à dona Violante?

FLORA

Que plusieurs de vos amies vous avaient persuadée i guiser, et que vous alliez avec elles à un grand festin.

DOÂÀ SKRAFINÀ.

Viens donc vite*

FLORA

Quoi! vous êtes bien résolue?

DOi^A SBRAFIlf A.

Sans doute. Ayant appris de dona Violante que de

l'unique cause de ses chagrins , et celui-ci n'ayant pa

i'oecasioB que je lui avais donnée de me parler, quoiq

«fetrci par deux fois en ehaBUnt, ^e do\& txoVx^ <\m^ ^^

]MS lai inspirer de jalouf le. Mai§ cette Jalousie qu^il lui a épargnée, c'est moi qui l'ai prise ; et e'est pourquoi, sur son refus de me Tenir trouTer au jardin, je prétends Tailer trouver chez lui. Là je lui dirai toat ce que je pense, tout ce que je sens, et quand j'aurai bien soulagé mon cœur, je me yengerai de lui par le dédain et le mépris. — Allons, Flora.

FLORA

n ne faudrait cependant pas...

DOftA SnUFOTAt

Tais-toi, ne me dis rien. Tu as raison, j'en conTiem, mais quelle laifon peut être plus forte que le ressentiment d'une femme oflTenféeT... Mardionf.

Page 1