‹ Théâtre de CalderonChapitre 48 sur 96 · CELIO · texte numérisé non relu

CELIO

Quelles folies dites-vous là, seigneur?... elle s'excusait avec vous?

DON LOUIS

Od, il me semble l'entendre encore. Je n'ai' pas perdu un seul Bot. Écoute, et tu verras si ses paroles s'adressaient & moi. — «J'ai eontracté cet engagement avant que de vous voir. Vivant ou mort, j'tppartenais à vous seul. Je n'aimais que votre ombre ; mais c'était votre ombre, et cela me suffisait. Houreuse mille fois si je pouvais TOUS aimer ainsi que mon cœur s'en était flatté I ma vie eût acquitté pvlà notre dette commune, malgré tous les périls. Mais lorsque, craintiTe et tremblante, je veus regarde, si je ne récompense pas un amour si généreux, voici mon excuse : — « Il faut vous plaindre de TOUS et non de moi ; car, bien que je vous aie choisi depuis longtemps pour époux, il est impossible que je vous aime autant que je le dois.» Oui, Celio, c'était à moi, à moi seul que ces paroles s'adressaient. Et puisqu'elle s'est excusée ainsi sur son inconstance, qaaDd même ma folle espérance ne serait qu'un poison ou un poiguffrd doré, peu m'importe !... Vive Dieu! j'aime mieux que le plai« sir me tue que |a douleur, et au lieu de mourir de jalousie, j'aime Uiieux uiourjr d'amour... Que pa destipée s'accopuplisse 1 le but auquel j'aspire nf'ephardift et m'enflainme! Dû^U in'ep qoûtçr la vie» i aimerai LconorI

JOURNÉE DEUXIÈME-

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