‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 118 sur 156 · L'A I.G UA7.IL · texte numérisé non relu

L'A I.G UA7.IL

Voici un homme qui était caché la.

I I GOUVERNEUR

Qui étes-vous?

CAHACHO.

ii- l'écuyer de ce chevalier errant.

LE GOU1 ri;\t\IR. .

Pourquoi vous cachez-vou

CAMACIIO.

J'ai ce défaut de me cacher, monseigneur; je le fais sans mauvaise intention.

LE GOUVERNEUR

Que tenez-vous là?

CAMACUO.

Monseigneur, des pantoufles.

LE GOUVERNEUR

Je vois de clairs indices de ce que je cherche. — Où est la personne à qui appartiennent ces pantoufles?

CAMACUO.

Devant vous. C'est moi.

LE GOUVERNEUR

Pourquoi les apportez-vous ici ?

CAMACUO.

Parce qHe, monseigneur, si les boucliers de liège sont prohibés par les justes lois du royaume, il n'en est pas de même des pantoufles de liége: au contraire. I.e proverbe espagnol, un tresiicaii proverbe, dit : Malheureux le malade qui se trouve en un endroit où il n'a pas de pantoufles! Or, mon maître étant indisposé, je lui apporte ces pantoufles pour remède, afin qu'il ne soit pas malheureux.

LE GOUVERNEUR

Mauvais plaisant !

Tais-toi, imbécile!

DEUX ALGUAZILS amènent LÎSARDA ; elle a le visage couvert de sa manie.

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