‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 135 sur 156 · IK>N CÉSAR · texte numérisé non relu

IK>N CÉSAR

Vous aurez sans doute chez vous une autre prisonnière.

LE GOUVERNEUR

Non pas! je n'ai que cette dame qui était avec vous au jardin

JOURNÉE III, SCKINil m. ,nl

liO.N CÉSAR.

Eh bien ! vous êtes dans l'erreur, elle n'est pas Flerida.

LE GOUVERNEUR

Ma patience est à bout !... — Mais, — bien qu'elle nie qu'elle soit prisonnière, — si elle-même confesse, avec d'amers regrets, les divers incidcns de ses amours et qu'elle en donne le détail, elle ne peut pas m'abuser?

DON CÉSAR

Les mêmes signalemens, les mêmes indices pourraient convenir à une autre femme.

LE GOUVERNEUR

Cela est impossible. D'ailleurs, un valet qui l'a suivie l'a vue, je dis vue de ses yeux.

DON CÉSAR

Alors le valet en a menti.

Vous me feriez perdre l'esprit.

DON CÉSAR

Conduisez moi vers elle, et si elle déclare devant moi être Flerida, à l'instant même je l'épouse.

LE GOUVERNEUR

C'est bien, venez.

don césar, à part.

0 ciel! tirez-moi de cette intrigue inexplicable!

le gouverneur, à part.

Secourez-moi, grand Dieu, au milieu de tant d'ennuis!

don césar.

Enfin, dites-vous, c'est elle qui était cachée dans le jardin?

le gouverneur.

Eh oui! cent fois oui.

DON CÉSAR

Eh bien! ce n'est pas Flerida.

LE GOUVERNEUR

Eh bien?... De mal en pis!

Ils sorleul.

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