‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 17 sur 156 · HERRERA · texte numérisé non relu

HERRERA

Eh bien! madame, vous m'avez commandé de venir vous chercher à la nuit tombante.

FABIO

Permettez, madame, que je vous accompagne.

MARCELA.

11 est inutile, seigneur, que vous vous dérangiez. Restez avec Dieu

laura, bas, à Marcela.

11 vaut mieux que tu laisses aller mon père avec toi, pour que ce cavalier puisse sortir.

HARCELA

En vérité, seigneur, je crains que cela ne vous gène, et je n'ose accepter votre offre.

Nullement, madame : je tiens à aller avec vous.

HARCELA

Puisque vous vouiez absolument m'accorder cet honneur, il serait peu gracieux à moi de me refuser à une telle ceurtoisie.

FABIO

Veuillez me donner votre main.

HARCl i \.

Vous êtes trop galant. Volontiers.

Sortent Fabio, Marcela, Herrera et Silvia LAURA.

Ah! Ceîia, dis-moi; dis-moi, y a-t-il une situation plus cruelle que la mienne?... Personne ne croirait que l'homme que je tiens ici renfermé m'est inconnu. Et lui, s'il me voit, ne pensera-t-il pas qu'il a été trompé, et que Marcela n'est pas la maîtresse de la maison ?

CELIA

Il est facile de parer à tout cela, grâces à l'absence de mon maître. Retirez-vous un moment. Je ferai sortir de la ce cavalier, et il ne s'en ira pas détrompé, puisqu'il s'en ira sans voir ni vous ni Marcela.

LAURA

Tu as raison, je te laisse; ouvre-lui au plus tôt. — Majs non, ii me semble que j'ai entendu du bruit dans la salle voisine.

CELIA

Autre embarras I

Ah ! Laura!

Entre DON FELIX.

LAURA

Quoi ! vous !. .. Déjà ! don Félix !

I>O.V FÉLIX

Oui, Laura. A peine le jour a-t-il commencé à disparaître, que j'ai accouru me poster dans votre rue. Un vif désir rend impatient, j'ai vu ma sœur sortir d'ici accompagnée de votre père, et je me suis enhardi a entrer; car notre raccommodement m'inspire tant de joie, que je n'ai pas voulu tarder un moment à vous voir radoucie a mon égard.

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