‹ Théatre de Calderon, traduitChapitre 6 sur 156 · DON 1 I I IX · texte numérisé non relu

DON 1 I I IX

.le suis impatient de vous entendre.

I [SARDO.

Un jour donc que je m'étais mis en route avant l'aurore afin d'é- \iter la chaleur, car le soleil du matin n'est guère supportable en la saison où nous sommes, —arrivé vers un couvent qui touche à la d'Ocana, j'aperçus, entre quelques peupliers, une femme. Sa tournure me charma ; je la saluai poliment. Klle, avant que j'eusse fait vingl pas, m'appela par mon nom. Je m'arrêtai, descendis de mon cheval, le donnai à garder à Calabazas, et j'allai vers elle en loi disant : Heureux l'étranger de qui une noble dame sait le nom! Klle. aussitôt, s'empressa de se couvrir le visage de sa mante et me répondit a demi-voix : l'n cavalier espagnol n'est étranger nulle part ci, ce pays. A cela elle ajouta d'autres complimens, et si flatteurs, que je ne les répéterai pas par modestie; car, en vérité, je ne sais comment il y a des hommes si vains, si présomptueux, si arrogans qu'ils puissent se vanter d'avoir été recherchés par des femmes.

MARCELA.

si notre aventure qu'il raconte.

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