S1LV1A
El il n'omet pas un détail, l'homme modeste!
MAKCELA.
Oh! comment l'empêcher de finir? je crains qu'il ne donne des renseignemens qui éveillent les soupçons de don Félix.
DON FÉLIX
Continuez.
LISARDO.
Quand nous eûmes ainsi causé quelque temps, le visage toujours recouvert de sa mante, elle me congédia en me défendant de chercher a savoir qui elle était et de la suivre, me promettant d'ailleurs qu'elle me viendrait parler le jour suivant au même endroit. Six jours de suite j'ai revu, parmi les peupliers, cette femme. A la fin, ennuyé de toutes ses précautions, j'ai résolu de la suivre aujouril'hui quand elle retournerait à Ocan;i. .Mais il ne m'a pas été possible d'effectuer ce dessein. A peine m'a-t-elle eu quitté, qu'elle I retournée de mon côté, et que, rn'apercevant, elle n'a jamais voulu passer outre au détour de cette rue.
DON* FKI.1X.
De cette rue, dites-vous?
LISARDO.
Oui; et j'imagine qu'elle y demeure, car, dés qu'elle y a été entrée, je l'ai perdue de vue à l'instant.
JOURNEE 1, SCÈNK II. 13
DON* FÉLIX
Vous l'avez donc laissée aller seule?
LISARDO.
Oui, sans doute. Elle l'a exigé avec instance, en me disant que nia poursuite mettrait en péril sa vie, son honneur.
DON FÉLIX
oiia une étrange femme!