‹ Théâtre de campagneChapitre 60 sur 97 · LES MÊMES, FRÉDÉRIC · texte numérisé non relu

LES MÊMES, FRÉDÉRIC

tRËDÉRIC, entrebâillant la porte.

Puis-je entrer chez moi ?

DORTHEZ

Certainement, mon garçon ! Je laisse mademoiselle de Bellamare avec « sa gouvernante ».

FREDERIC, faisant un soubresaut.

Sa gouvernante ?

DORTHEZ

C'est vrai. Je ne t'ai pas encore présenté Mademoiselle de Bellamare. Mon neveu, mademoiselle, monsieur Frédéric Dorthez. (Montrant madame de Bellamare,) La gouvernante.

FRÉDÉRIC

Et la mère?

DORTHEZ

La mère? Je ne te comprends pas. Il n'y a pas de mère, et depuis bien longtemps.

ao6 LA BETE NOIRE.

FREDERIC

Pas de mère I Pas de helle-mère? Qu'est-ce que tu dis là, mon oncle I Non vrai, bien vrai, Cyprienne a le bonheur... pardon, j'ai le bonheur de trouver l'orpheline de mes rêves ? Mais alors j'adore Cyprienne ! J'en suis fou depuis longtemps, et c'est elle que j'aurais aimée sans mon serment. Pas de mère, ah ! mon bon oncle I... (Il l'embrasse,)

DORTHEZ

Ce n'est pas la peine de m'embrasser pour cela. Tu de'penses un capital précieux. Je suis pressé, j'ai beaucoup à faire. Arrange cela comme tu pourras. (Il sort.)

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