GEORGES, FREEMAN
GEORGES, appelant.
Freeman !
FREEMAtf Mon commandant !
GEORGES
As- tu tout préparé pour le départ ? Tu sais que c'est demain.
FREEMAN Oui, mon commandant.
GEORGES
Toi, tu quitteras Nice après-demain et tu nous rejoindras avec le poney de Frantz. Aies-en bien soin, au moins.
FREEMAN
Ohl mon commandant, ça me connaît... On a apport le nécessaire de monsieur Frantz, tout en argent ! En voilà un seigneur ! Comme on le gâte !
GEORGES
On le gâte? .. Qu'a-t-il fait?... As-tu quelque chose à lui reprocher ?
FREEMAN
Pour ça, non. Il est gentil... Mais ce n'est pas une vi*pour mon commandant de rester toujours enfermé aver un mioche, comme une nourrice... Mon commandant qui tournerait la tête de toutes les femmes, s'il le vou lait.
GEORGES
Toutes les femmes, c'est peut-être beaucoup !...
FPEEMAN
Dame!... ça s'est vu. Quand mon commandant étai capitaine, je me rappelle qu'il recevait six lettres tou les jours. Il en écrivait cinq, et il répondait à la sixièm par. une visite. Oh ! il avait mis de l'ordre dans tout ça C'était classé, étiqueté... Il y en avait une qu'il ne vou lait jamais voir que le vendredi. Elle a demandé 1 dimanche, il a refusé... Mon commandant ne se rappell pas?... le vendredi, il était gai comme un pinson, 'plk-cf qu'il n'avait rien à faire.
Eh bien 1 j'ai supprimé les cinq autres, et je suis gaî tous les jours.
FREEMAN
Oh ! gail Si mon commandant n'avait pas son gamin, il ne rirait pas souvent ; mais ces c^nfants, ça t ^>)s amuse malgré vous I