‹ Théâtre de CampistronChapitre 109 sur 302 · ORONTE, M. MICHAUX, MERLIN · texte numérisé non relu

ORONTE, M. MICHAUX, MERLIN

M. MICHAUT

Serviteur.

JNY'tes-voiis pas rauteiir du Mercure i* oro^TK.

Oui, monsieur..

( à Merlin. ) Laisse-nous.

M, MICHArT.

Le Mercure est une bonne cliose :

On y trouve de tout , fable , histoire , vers , prose , Sièges, combats , procès, mort , mariage, amour. Nouvelles de province, et nouvelles de cour... Jamais livre à mou grc ne fut plus nécessaire.

OROXTE.

Je suis ravi , monsieur , qu'il ait Theur de vous plaire. Je ne le cèle point , j'ai toujours souhaité Les applaudissemens des gens de qualité. Je ne puis exprimer le plaisir que je goûte...

M. MICHAUX

Vous trouvez donc, monsieur, que j'ai Tair grand?

OROKTF.

Sans doute. Vous êtes fort bien fait , on ne peut Tètre mieux.

M. 51ICHAUT.

Pourriez-vous , en payant, me faire des aïeux?

ORO^'TE

Des aïeux ?

M. MICHAUT

Ecoutez, je p^rle avec franchise.

J'aime depuis six mois une jeune marquise, Belle , bien faite , noble ^ et , grâces à mes soins , Si j^ai beaucoup d'amour , elle n'en a pas moins. Ses parens , dont le moindre est baron ou vicomte , Délicats sur l'honneur , sensibles à la honte , Consultés tous ensemble , ont approuvé mes feux , Pourvu que mesparcns soient aussi nobles qu'eux j Et je viens vous trouver pour anoblir ma race.

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