‹ Théâtre de CampistronChapitre 163 sur 302 · M. I5R1GA^DEA.U · texte numérisé non relu

M. I5R1GA^DEA.U

Et quand un scélérat , qui Test avec excès ,

Moyennant pension , éternise un procès ,

De qui veut-on parler ? Dis-le-moi , si tu Foses :

Ce n'est qu'au Parlement où sout ces grandes causes.

M. SAIVGSUE.

Lorsque d'un chapelier on attrape un chapeau , Et que d'un pâtissier on escroque un gâteau, !Ne m'avoûras-tu pas, comme chacun Tavoue, Que c'est un procureur du Châtelet qu'on joue ?

M. BRIGA>DEAU

C'est à toi le premier à me faire un aveu

Que ceux du Parlement ne prennent point si peu ,

Et que leur main crochue , à voler toujours prête ,

Aime mieux ccorcher que de tondre la béte.

Je vais devant monsieur dire ce que j'en croi :

On grapille chez nous , et l'on pille chez loi.

SI. SAKGSUE.

Ce que tu fais htUir au faubourg Saint-Antoine , Est-ce de grapiller , ou de ton patrimoine ? Ton père était aveu£,le et jouait du hautbois.

M. BRIGA\UEAU.

Et tes quatre maisons du qxiartier Quincami^oix,

A-ce été tes aïeux qui les ont là plantées ?

Du sang de tes cliens elles sont cimentées ;

Il n'entre aucune piene en leur construction

Qui ne te coûte au moins une vexation 5

Et , quand tu seras mort , ces honteux édifices

Publieront après toi toutes tes injustices.

M. SAXGSUE.

Au mois de juin dernier un mémoire de frais Pensa dans un cachot te faii'e mettre au frais : Tu l'avais fait montera sept cent trente livres ^

Page 1