‹ Théâtre de CampistronChapitre 165 sur 302 · SCÈNE VIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIIL

ORONTE, M. DE BOISLLISANT, BEALGÉNIE, CÉCILE, LISETTE, MERLIN

BtAUGÉsiE.

Serviteur à rillustre et belle compagnie!

Je vois , au sombre accueil que je reçois de tous ,

Que je n'ai pas l'honneur d'être connu de vous.

OROKTE.

Puis-je vous être utile et vous rendre service , Monsieur ?

BEAUGÉXIE.

Non • je viens, moi, vovïs rendre un bon office 5 Je viens vous faire voir que j'ai quelque talent ; Je viens vous reciter un ouvrage excellent.

OROKTE.

Qu'est-ce , monsieur ? Voyons.

BEAUGÉME.

Une énigme si belle, Qu'elle fera du bruit dans plus d'une ruelle ; C'est un effort d'esprit , mais si rempli d'attraits , Qu'il n'a point eu. d'égal, et n'en aura jamais.

CÉCILE

Ecoutons , je vous prie : une énigme me charme.

BEAUGÉME.

L'énigme qui jadis causa tant de vacarme ,

Fit verser tant de sang , ouvrir tant de tombeaux,

Des monarques thébains mit le trône en lambeaux ,

Et fut cause qu'OEdipe eut la douleur amère

De faire des enfans à madame sa mère •

Cette énigme, en un mot, qui fit tant de fracas ,

A celle que j'ai faite aurait cédé le pas.

Vous en allez juger j mais je veux par avance

Que vous me promettiez d'être sans complaisance.

Econtez.

(Il lit.)

Je suis un invisiLle coi-ps , Qui de bas lieu tire mon être,

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