‹ Théâtre de CampistronChapitre 217 sur 302 · M. FURET, ÉSOPE · texte numérisé non relu

M. FURET, ÉSOPE

M. FURET

Je viens de vos bontés implorer une grâce. Monsieur.

Ésope.

Qu'est-ce ? parlez : que faut-il que je fasse ?

M. FCRET.

Crésus de son royaume a fort peu de sujets

A qui, sans vanité , soient mieux dus ses bienfaits.

ÉSOPE

Qu'a^ez-vous fait pour lui? Voyons^ je rends justice.

M. FURET

On ne peut faire plus pour lui rendre service.

Si les sujets du roi m'avaient tous ressemblé ,

Jamais aucun Etat n'eût été mieux peuplé :

Ses voisins trembleraient ; et pour de faibles sommes ,

Il aurait toujours prêts quatre ou cinq cent mille

hommes.

J'ai quatorze garçons , tous aussi grands que moi j Et qui sont tous quatorze au service du roi. Assez brave autrefois , et ma femme assez belle , Nous voulûmes au rci témoigner notre zèle :

Page 1